Les populations de Niafran accentuent leur refus du projet d’exploitation du zircon

« Notre détermination et reste intacte nous n’accepterons jamais ce projet destructeur »

Ont-elles averti face à la presse. C’est la communauté du village de Niafran qui a réaffirmé son refus catégorique du projet d’exploitation. La société civile de Bignona et des gens d’Abéné sont venus leur prêter main forte.
« Notre détermination reste intacte nous n’accepterons jamais ce projet destructeur », a tonné Thérèse Diassy habitante de Niafran. « Parce que ici nous vivons des produits halieutiques commes les huîtres, de riz. Nous avons une unité d’huîtres et autres produits de mer. Maintenant si ces gens viennent creuser nous allons perdre. D’ailleurs nous ne sommes pas les seules populations à vivre de ces produits qui vont jusqu’au États-Unis. Nous allons également perdre nos rizières qui nous nous permettent de vivre », a t-elle martelé. Côté santé Elle dénonce que les populations sont exposées avec l’odeur, l’eau n’est plus agréable ni bonne à boire sous peine de tomber malade.. « Nous sommes obligés quand il pleut de placer des seaux, des bassines, des bidons pour recueillir l’eau de pluie qui de boisson. C’est quelques unes des raisons qui nous ont amené à refuser ce projet et nous poursuivrons notre lutte », a fustigé Thérèse Diassy.
Oumar Biagui coordonnateur départemental du forum civil de Bignona est également venu leur prêter main forte.  » Nous sommes venus leur renouveler notre soutien indéfectible concernant l’exploitation du Zircon. Notre position reste la même que celle des populations de Niafran à savoir la non exploitation du Zircon. Parce que tout être humain a droit à un environnement sain et quand on parle de zircon on fait allusion au sable précieux qui est en voie de disparition. Quand le zircon sera exploité, la dune qui fait office de barrière naturelle entre le village et la mer sera levée. Et cela du fait de l’action de l’homme. Nous avons qu’avec cette exploitation la nature veuille se venger avec les montées des eaux », a t-il soutenu.
Un autre habitant du village réaffirmer leur refus. D’informer que depuis plus de vingt (20), leur village résiste à ce projet. « Nous avons subi toutes les formes d’humiliation, d’intimidation, de menaces d’agressions verbales et physiques. Mais notre détermination reste intacte, nous n’accepterons jamais ce projet destructeur », a t-il averti. Et de poursuivre
qu’il y’a quelques semaines, que les populations ont reçu la délégation se présentant comme consultant, mandatée par la société G-SAND, venue prétendument réaliser une étude d’impact environnementale et sociale. « Nous savons tous que ce type d’étude est biaisée et déjà vouée à justifier l’exploitation du zircon. Nous affirmons avec force que le village de Niafran ne participera à aucune étude d’impact environnementale qui cautionne ce projet. Déjà, nous subissons les conséquences de l’exploitation à Abéné. C’est le cas notre une sur puits d’approvisionnement en eau potable est devenue rougeâtre et inutilisable. Les populations n’ont plus accès à une eau saine , nos droits à la vie, à la santé, à un environnement sain garantie par la constitution du Sénégal est renforcée par l’article 25 Alinéas 1, 2 et 3; depuis 2016 sont bafoués. Pire encore malgré nos nombreuses plaintes après des agressions physiques des habitants de Niafran de la part d’individus, aucune enquête, ni interpellation n’a été menée jusqu’à présent. Ce silence compliqué ce de l’état est incompréhensible alors que sa mission première est de protéger tous ses citoyens », ont-ils dénoncé avant les villages voisins qu’ils vivent le même problème que Niafran. « Les conséquences de ces projets s’étendent à vos rizières, vos champs, vos puits et à tout l’écosystème régional. L’exemple est déjà visible à côté ou G-SAND est incapable de restaurer les écosystèmes malgré ses promesses de reboisement »..
Face à ce qu’elles appellent une menace, disent-elles que le village de Niafran a mené sa propre démarche, après avoir contesté l’étude d’impact d’astron, nous avons élaboré avec l’appui technique des professeurs d’université, une étude alternative de développement local durable pour Niafran.
« Aujourd’hui nous demandons solennellement à l’état du Sénégal, de soutenir la communauté de Niafran dans sa lutte pour la protection de son environnement et de ses droits fondamentaux. Eriger Niafran en zone de protection minière conformément au code des mines, qui permet de classer une partie du territoire national comme zone protégée lorsque les préoccupations des populations sont fondées. Mettre fin à toute tentative d’imposition de ce projet qui détruirait notre forêt, nos ressources et nos vie. Niafran est aujourd’hui l’une des dernières zones forestières préservées de cette partie de la Casamance. Pour le respect de notre cadre de vie, de notre dignité et de la protection de l’environnement Niafran doit impérativement être déclaré zone de protection minière , où aucune société n’aura le droit de venir exploiter du zircon dans notre village ».
La communauté de Niafran appelle l’opinion publique, les organisations de la société civile, les défenseurs des droits humains et de l’environnement ainsi que toutes les personnes éprises de justice à se joindre à leur combat.

      Ibrahima GOUDIABY