Le Collectif des Amis de Macky Sall a réagi aux accusations récemment portées par Ousmane Sonko et le Pastef concernant l’existence d’une prétendue « dette cachée » héritée du mandat de l’ancien président Macky Sall. Selon le collectif, ces accusations sont « aussi graves qu’infondées », et visent à déformer la réalité économique du pays.
Le communiqué rappelle qu’aucune dette dissimulée n’existe dans les comptes publics du Sénégal. Ce que certains appellent « dette cachée » correspond en réalité à l’endettement normal des entreprises parapubliques, telles que PETROSEN, SENELEC, SOGEPA, AIR SÉNÉGAL, SAR ou encore la CDC, qui ont emprunté pour investir dans leur développement et renforcer leur compétitivité. Ces emprunts, garantis par l’État, ont permis de financer des projets structurants, moderniser les infrastructures et stimuler la croissance, selon le collectif.
Parmi les exemples cités, PETROSEN a investi dans le secteur pétrolier et gazier, SENELEC dans la modernisation de son réseau électrique et le développement des énergies renouvelables, tandis qu’AIR SÉNÉGAL a renouvelé sa flotte pour faire de Dakar un hub aérien régional. Ces investissements ont généré des emplois, amélioré les services publics et renforcé les actifs économiques du pays. Le Collectif insiste : ces dettes sont productives et soutenables, et ne constituent pas un fardeau pour le budget national.
Le communiqué critique également ce qu’il qualifie de manipulation délibérée consistant à confondre la dette publique de l’État avec celle des entreprises parapubliques. Dans de nombreuses économies structurées, les entreprises publiques disposent d’une personnalité juridique et financière propre, et leur endettement ne peut être assimilé à une dette souveraine. Le collectif souligne que les dettes de SENELEC, PETROSEN, SAR ou AIBD sont adossées à des revenus d’exploitation et à des actifs réels, et servent des projets de développement concrets.
Selon le Collectif, la dette publique sous Macky Sall est restée maîtrisée, soutenable et productive, représentant environ 25 milliards d’euros à la fin de son mandat, soit un niveau inférieur à celui de pays comparables comme la France, la Côte d’Ivoire ou le Nigeria. Chaque emprunt a été dirigé vers des infrastructures et projets structurants : autoroutes, ponts, forages et réseaux d’eau potable, universités, hôpitaux, centres de formation, stades et bourses sociales. Le collectif précise que cette politique a permis au Sénégal de maintenir sa crédibilité internationale et d’attirer des financements à taux préférentiels.
En contraste, le communiqué pointe une explosion de la dette sous le régime Sonko-Diomaye, passée à 132 % du PIB en moins de deux ans, soit un niveau record dans l’histoire du pays. Selon le Collectif, cette dette est contractée pour combler des déficits et financer des subventions politiques, sans grands projets structurants ni vision économique claire, fragilisant ainsi la confiance des investisseurs et la stabilité financière nationale.
Pour le Collectif des Amis de Macky Sall, ces accusations de « dette cachée » sont politiques et infondées, visant à ternir l’image de l’ancien président et à détourner l’attention sur la gestion actuelle. Le communiqué conclut en rappelant que Macky Sall a emprunté pour construire et investir, tandis que le régime actuel accumule une dette explosive sans résultats tangibles.