Le Comité de résistance populaire pour la libération de Farba Ngom a organisé, ce samedi 17 octobre 2025, une marche pacifique à Dakar pour exiger la libération du député-maire des Agnam, détenu depuis neuf mois. Le rassemblement, autorisé par les autorités, a mobilisé plusieurs sympathisants et responsables politiques venus dénoncer ce qu’ils qualifient de « détention arbitraire ».
Parti de l’avenue Bourguiba, le cortège a pris la direction du rond-point Jet d’Eau dans une ambiance marquée par des slogans et pancartes réclamant la libération de l’élu du Fouta. Les manifestants, vêtus de t-shirts rouges à l’effigie de Farba Ngom, ont scandé des messages hostiles au gouvernement et dénoncé « une instrumentalisation de la justice à des fins politiques ».
Parmi les figures politiques présentes, Pape Malick Ndour, Coordonnateur national de la Convergence des Cadres Républicains (CCR), a pris la parole pour fustiger la détention du député. « Farba Ngom est un prisonnier politique. Sa place n’est pas en prison. Nous exigeons sa libération immédiate », a-t-il déclaré, accusant le régime actuel de réprimer les opposants. Il a également appelé à l’unité des forces sociales et politiques pour, dit-il, « mettre fin à la souffrance des Sénégalais et dégager ceux qui sont au pouvoir ».
De son côté, l’activiste Abou Diallo a alerté sur l’état de santé préoccupant du détenu. « Les médecins ont clairement recommandé sa libération pour qu’il puisse bénéficier de soins adaptés. Farba est malade et sa détention est aujourd’hui incompatible avec son état sanitaire. Il doit être libéré pour se soigner », a-t-il insisté, rappelant que l’homme politique « reste une figure largement soutenue bien au-delà du Fouta ».
Même son de cloche chez Adama Fall, qui a dénoncé une injustice flagrante. « Il n’y a plus d’autre option que la libération immédiate et sans condition de Farba Ngom. Nous devons rester mobilisés et poursuivre la lutte jusqu’au bout », a-t-il martelé devant la foule.
Présent également lors de cette mobilisation, le député Abdou Mbow est allé encore plus loin, parlant de « tentative d’assassinat politique ». Selon lui, l’emprisonnement de Farba Ngom serait « orchestré par Ousmane Sonko » dans le but d’écarter un adversaire influent. « Nous sommes face à une dérive autoritaire qui ne dit pas son nom. Farba est malade, sa vie est en danger. Toute personne attachée à la liberté et à la démocratie doit se lever », a-t-il déclaré, promettant de maintenir la pression jusqu’à l’obtention de sa libération.
Le Comité de résistance populaire a annoncé poursuivre ses actions dans les prochains jours si aucune suite favorable n’est donnée à leurs revendications. Pour l’instant, les autorités judiciaires n’ont pas réagi à cette nouvelle montée de contestation.