Il y a une ligne invisible, mais palpable, qui sépare ceux qui veulent changer le système, et ceux qui, une fois à l’intérieur, se laissent domestiquer par ses privilèges. Cette ligne semble aujourd’hui tracer une fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et le patriote Ousmane Sonko.
Ousmane Sonko n’a jamais varié dans sa ligne.
Il a porté un projet de rupture, bâti sur la transparence, la justice sociale et le renversement d’un système corrompu, hérité de décennies de compromissions. Son discours reste le même, sa posture aussi : être l’aiguillon du changement réel, celui qui refuse les demi-mesures.
Mais voilà que l’ivresse du pouvoir semble rattraper ceux qui y accèdent.
Le président Diomaye, pourtant choisi, porté, et hissé par Sonko et le peuple, semble aujourd’hui tenté par les conforts du pouvoir, les alliances de coulisses, et les calculs de maintien. Ce glissement, s’il se confirme, risque de transformer la promesse révolutionnaire en une simple alternance d’apparence.
Ce n’est pas un conflit d’hommes. C’est un choc entre deux visions : Celle qui veut composer avec le système, quitte à sacrifier des engagements.
Et celle qui veut le démolir pour reconstruire, coûte que coûte.
Le peuple n’a pas voté pour une cohabitation avec l’ancien régime. Il a voté pour une transformation radicale. Et cette transformation a un visage, une voix, une force : Ousmane Sonko.
L’histoire jugera. Mais les consciences éveillées voient déjà clair.
Faye Abdoulaye PSD 🇸🇳