CHEIKH SOW, LE REPUBLICAIN : Analyse politique

Aujourd’hui, beaucoup de personnes profitent de la situation pour commenter le différend entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, allant parfois jusqu’à critiquer injustement le Président de la République. Pourtant, la plupart ne comprennent pas réellement ce qui se joue actuellement entre les deux hommes.

Ce problème est né il y a plusieurs mois, après que le Président Diomaye Faye a passé six mois à la tête du pays.
En réalité, Ousmane Sonko a du mal à accepter que Diomaye soit le Chef de l’État. Comme on le dit en wolof : « Mayé bopou rothi lamigne » — autrement dit, il ne supporte pas de voir celui qu’il considérait comme un proche devenir aujourd’hui son supérieur hiérarchique.

Depuis le début du mandat, Ousmane Sonko cherche à s’imposer comme un président bis, manquant souvent de respect au Président de la République. Cette attitude d’insubordination a fini par influencer certains de ses partisans, qui se permettent aujourd’hui d’insulter directement le Chef de l’État.

Sonko ne souhaite pas que le Président Diomaye réussisse, car chaque réussite du Président fragilise son influence politique. D’ailleurs, c’est à cause de ses agissements que plusieurs partenaires internationaux du Sénégal ont pris leurs distances, ralentissant ainsi certains projets de développement.

Sur le plan politique et judiciaire, tout le monde sait qu’Ousmane Sonko ne peut pas être candidat à la prochaine élection présidentielle, à cause de ses condamnations définitives. Il tente alors de pousser le Président à intervenir dans la justice pour régler son cas, mais le Président Diomaye, fidèle à ses principes, préfère laisser la justice suivre son cours sans interférence.
Cette attitude prouve qu’il est un véritable homme d’État, attaché à la séparation des pouvoirs et à la crédibilité de nos institutions.

Même au Palais de la République, Sonko viole les règles protocolaires et ne montre aucun respect à l’institution présidentielle. Lors de ses rencontres avec le Président, il refuse parfois de le saluer correctement, multiplie les déclarations provocatrices et agit comme s’il était au-dessus des lois.

Pourtant, un pays ne peut avoir qu’un seul président, et un Premier ministre doit être fier de servir son chef d’État.
Mais dans les faits, Ousmane Sonko n’est pas fier d’être le Premier ministre du Président Diomaye Faye : il garde ce poste uniquement pour préserver son pouvoir et profiter des privilèges liés à sa fonction, sans travailler pour l’intérêt du peuple.

Le comble, c’est qu’il s’est permis de prendre un congé pour organiser un meeting politique, sans en informer officiellement le Président — du jamais vu dans l’histoire politique du Sénégal. Ce comportement montre clairement son manque de respect envers le Président de la République.

Lors de son meeting du 8 novembre dernier, Ousmane Sonko a tenté de manipuler l’opinion, mais sans succès, car le peuple sénégalais est désormais conscient. Le Président Diomaye Faye, homme d’ordre et de responsabilité, doit désormais prendre les décisions qui s’imposent : le limogeage de Sonko et de tous les ministres qui ne respectent pas l’autorité de l’État.

Si certains pensent que Diomaye Faye est faible politiquement, ils se trompent lourdement :
il peut être modéré dans le ton, mais il demeure ferme et inébranlable en tant que Chef d’État.

Cheikh Sow, le Républicain