ABLAYE NDIAYE, ANCIEN DÉPUTÉ : Qu’est-ce qui nous arrive, nous Sénégalais »

Le Sénégal etait cité en exemple partout en Afrique et dans le monde . Dans tous les secteurs clés , les Sénégalais étaient si bien présents avec la bonne manière . Notre dignité, notre sens du partage, de prise de hauteur devant certaines situations se présentant et l’excellence de notre modèle du vivre en communauté aidant , permettait à chaque fois que de besoin de pouvoir surmonter certains obstacles et autres difficultés, que ce soit au niveau national ou international.
Depuis 2021, il nous est donné de remarque de plus en plus la montée en puissance d’un autre type de management social , politique, voire même économique avec de nouveaux acteurs . Au même moment, les intellectuels surtout les universitaires qui par le passé intervenaient dans le sens de rappeler , d’anticiper , et porter la contradiction au Gouvernement quand il était nécessaire et dans un esprit sain , sont devenus, soit partisans , soit tout bonnement déconnectés .
Ceci nous vaut ce que nous vivons presentement en termes de rapports sociaux , … l’alerte significative mise entre parenthèses tandis que les belles réflexions et autres analyses très pointues disparaissent progressivement de la UNE des medias sans compter ces grands hommes et femmes , régulateurs sociaux de premier plan qui n’hésitaient pas à s’engager pour éteindre les foyers de tensions et aujourd’hui ayant les bras croisés.
Aujourd’hui, ce qui se passe dans nos cieux est inqualifiable . On a comme l’impression que le Sénégal a migré dans un autre monde de contrevaleurs et contre exemples .
A titre illustratif , Comment peux – t- on expliquer le traitement que nous avons fait des deux questions qui nous ont mis dans la situation catastrophique que nous traversons :

  1. Affaire Adji Sarr
  2. Dette cachée
    En temps normal , ces deux points pouvaient être gérés autrement avec des résultats qui au moins allaient nous épargner ce lot important de dégâts en perte de vie humaine , de blocage de l’activité globale et de déchirements tous azimuts . Mais hélas !!
  3. Affaire Adji Sarr : une affaire privée qui devait être gérée selon la procédure régulière prévue a finalement pris les allures d’un traitement national avec tout ce qui s’est passé en termes de violences . Si chaque senegalais avait fait ce qu’il avait à faire peut – être que le Sénégal pouvait éviter cette triste période . Pourquoi pas , régler la question à l’amiable sans que tout ce bruit se fasse . Et pourtant c’était dans l’ordre du possible , ramené à l’ancien contexte.
  4. Dette cachée : c’est dommage de voir le Gouvernement agir ainsi . Certainement le PM et ses hommes n’avaient imaginé une seule fois les effets néfastes de cette campagne de dénigrement. Il suffisait de continuer le travail entamé avec le FMI ,, recevoir les décaissements prévus et ne pas s’engager dans les eurobons et de l’autre côté continuer à s’informer sur les réalités budgétaires auprès des anciens ministres des finances de l’ancien régime et aussi au niveau des services compétents du dit ministère. Pourquoi pas même auprès d’autres senegalais experts en finances.
    En conclusion, ces deux sujets que je viens d’aborder de manière sommaire ne devraient pas faire l’objet de tout ce bruit orchestré et nous valant cette situation difficile que nous traversons . Mais si nous en sommes arrivés à ça , c’est parce que nous ne solmes plus ces Senegalais lucides , généreux, solidaires prêts à s’investir pour l’intérêt national . Nous avons accepté des choses que nous nous imaginions pas intégrer dans nos pratiques Ilya quelques décennies . Posons nous la question de savoir pourquoi cette haine subite nous eyant envahie ? Cette partisannerie lourde de conséquences ? L’irrespect ? Les réponses à ces questions nous amèneront à plus de lucidité , l’élément déclencheur , certainement, pour revenir aux fondamentaux . Je vous y invite
    C’est tout mon souhait !!!

Abdoulaye NDIAYE
Ancien député