À l’instar de leurs collègues des autres localités du Sénégal, les animateurs polyvalents et bénévoles communautaires du préscolaire du département de Vélingara ont fait face à la presse, ce mardi, pour dénoncer leurs conditions de travail et exiger leur recrutement dans la fonction publique.
Rassemblés devant les locaux de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Vélingara, brassards rouges au bras, ces acteurs du préscolaire, souvent qualifiés de « soldats du préscolaire », ont rendu publique une déclaration lue par leur porte-parole, Mama Samba Baldé. Ils y alertent l’opinion nationale sur la situation de précarité et d’exploitation qu’ils disent vivre depuis plusieurs années
Selon eux, de nombreux jeunes Sénégalais et Sénégalaises consacrent leur énergie et leur engagement au service de l’école sénégalaise, notamment du préscolaire, sans salaire, sans statut et sans perspectives claires. « Ils travaillent dans l’espoir légitime de bénéficier d’une formation suivie d’un recrutement dans la fonction publique, sans condition d’âge », a rappelé le porte-parole . Après de longues années d’attente, ces animateurs affirment continuer à vivre dans des conditions qu’ils jugent indignes. Face à ce qu’ils considèrent comme l’absence de réponses concrètes des autorités, ils ont décidé d’observer une « semaine morte », marquée par l’arrêt des activités scolaires, pour dénoncer cette situation qu’ils qualifient d’injuste et persistante.
Dans leur déclaration, ils interpellent solennellement les autorités compétentes afin qu’elles annoncent, dans les plus brefs délais, la date officielle de la formation promise et procèdent à la publication immédiate de la liste des bénéficiaires. Ils rappellent qu’il avait été annoncé que cette formation devait se tenir durant les vacances de Noël, mais qu’à ce jour, aucun acte concret n’a été posé.Les animateurs polyvalents et bénévoles communautaires exigent également leur recrutement effectif avant la fin du mois de janvier, conformément, selon eux, aux engagements pris par les autorités. « Il n’est plus admissible que celles et ceux qui portent à bout de bras le préscolaire sénégalais continuent d’être sacrifiés », ont-ils martelé.
Déterminés, ils assurent rester mobilisés jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications.
Babacar Diouf