Le Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO, section Sénégal (REPSFECO/Sénégal), a exprimé sa vive préoccupation à la suite des événements tragiques survenus à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, dans un contexte de manifestations étudiantes liées au non-paiement des bourses et à la fermeture des restaurants universitaires.
Dans un communiqué dont une copie nous a été parvenue, l’organisation a présenté ses « condoléances les plus attristées » à la famille de l’étudiant de 20 ans, inscrit en deuxième année de chirurgie dentaire, décédé lors de ces violences. Le réseau a également exprimé sa solidarité envers les étudiants blessés ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire affectée par ces événements.
Le REPSFECO/Sénégal condamne « avec la plus grande fermeté » toutes les formes de violence, dénonçant notamment une répression jugée disproportionnée ayant entraîné des blessés graves et une perte en vie humaine. L’organisation rappelle que l’éducation constitue un droit social fondamental et souligne que la bourse universitaire représente une garantie essentielle pour assurer aux étudiants des conditions de vie dignes et propices à la réussite académique.
Face à la situation, le réseau demande à l’État le paiement immédiat des bourses dues ainsi que la réouverture des restaurants universitaires, qu’il considère comme des éléments indispensables à la stabilité sociale au sein des campus.
Le REPSFECO/Sénégal appelle également à la protection et à la sécurisation des étudiants dans l’espace universitaire, dans le strict respect des droits humains, afin de préserver la paix et la cohésion sociale. L’organisation invite enfin toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue, l’apaisement et la recherche de solutions durables pour éviter une escalade des tensions.
« La jeunesse estudiantine mérite écoute, respect et protection, car elle incarne l’avenir du Sénégal », conclut le communiqué.