Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, s’est rendu au cœur de la ville pour visiter le parc des expositions de la Foire internationale de Kaolack (FIKA). Cette visite marque l’ouverture de la 10e édition de la FIKA, qui se déroulera du 23 avril au 9 mai 2026.
À cette occasion, l’édile de la ville a profité de l’opportunité pour faire face à la presse afin de se prononcer sur l’actualité, mais aussi sur l’ensemble des questions relatives à la gestion de la commune de Kaolack. Interrogé sur la gestion du cœur de ville, le maire Serigne Mboup a répondu avec assurance, défendant une gestion limpide et transparente. Il est monté au créneau pour répondre aux nombreuses interrogations liées à ce dossier ainsi qu’à plusieurs sujets d’actualité locale.
Il a tenu à clarifier sa position : la gestion du cœur de ville, souvent décriée, est selon lui menée dans « la transparence totale ». Il a toutefois précisé que l’État reste l’autorité principale en matière de gestion, tout en assurant une ouverture aux initiatives privées.« Toute personne intéressée peut venir formuler une demande ; des espaces sont disponibles, les cantines sont toujours accessibles », a-t-il affirmé, invitant les acteurs économiques à s’impliquer davantage.
Revenant sur son bilan, il a mis en avant les actions entreprises durant ses trois dernières années à la tête de la municipalité, insistant sur les efforts de modernisation et d’organisation de l’espace urbain. Sur la question sensible de l’occupation du boulevard, le maire a reconnu avoir accordé des autorisations, assumant pleinement cette décision. Là encore, il a appelé à une démarche formelle : « Ceux qui veulent occuper les lieux peuvent venir en faire la demande ».
Interpellé également sur l’allocation de 50 millions de francs CFA destinée à la 10e édition de la FIKA, il s’est montré ferme. Selon ses déclarations, ce financement est légitime puisqu’il a été voté par le conseil municipal, balayant ainsi toute polémique autour de cette enveloppe. À travers cette sortie médiatique, Serigne Mboup tente ainsi de reprendre la main sur le débat public, dans un contexte où la gestion urbaine de Kaolack demeure au cœur des préoccupations.
Khadija Sène (correspondante)