CONTESTATION À LA SN HLM : Un agent dénonce des revendications motivées par des intérêts personnels

Après la sortie d’une partie du personnel de la Société nationale des Habitations à loyer modéré (SN HLM), réclamant le départ du directeur général, Pape Abdourahmane Dabo, une voix discordante s’est élevée au sein de l’entreprise.

Se présentant comme agent de la SN HLM, Cheikh Tidiane affirme ne pas se reconnaître dans cette démarche qu’il qualifie d’initiative portée par « un petit groupe » défendant avant tout ses propres intérêts. « Je dénonce cette lutte et je n’y participe pas. Le directeur général a été légalement nommé par le président de la République. C’est un groupe qui est présent depuis des années et qui s’oppose systématiquement à chaque nouveau directeur général », déclare-t-il.

Selon lui, les revendications ne reflètent pas les préoccupations de l’ensemble des travailleurs. Il estime que les véritables combats devraient porter sur les conditions de travail, l’équité entre les agents, la prise en compte des régions, les intérêts des clients ainsi que la lutte contre les occupations irrégulières.

L’agent déplore également le climat qui règne au sein du collectif des contestataires. Il affirme que les employés qui ne partagent pas leur position sont qualifiés « d’agents à la solde de la direction », exclus des groupes de discussion sur WhatsApp et privés de la possibilité de faire entendre leur voix.

Cheikh Tidiane appelle par ailleurs le directeur général à poursuivre les réformes qu’il juge nécessaires. Il l’encourage à promouvoir les agents « aux mains propres » et à prendre des sanctions contre toute personne reconnue coupable de malversations.

« La SN HLM appartient à tous les Sénégalais, pas à un groupe. Lorsque de nombreux agents étaient affectés ou limogés auparavant, ces personnes ne se mobilisaient pas. Aujourd’hui, elles le font uniquement parce que leurs intérêts sont menacés », soutient-il.

Enfin, il s’interroge sur les motivations des contestataires, rappelant que Pape Abdourahmane Dabo n’est en fonction que depuis trois mois.

« Comment peut-on demander le départ d’un directeur général après seulement trois mois ? Même si un autre était nommé, ce groupe agirait de la même manière. Il est temps d’arrêter ces combats et de respecter le directeur général », conclut-il.