Récemment nommé Directeur général du Fonds de Garantie Automobile du Sénégal (FGA), Mamadou Gueye « L’Original » a, après sa prise de fonction, entamé une tournée à l’intérieur du pays pour s’enquérir de la situation et des conditions de travail des agents du Fonds. Dans ce cadre, le patron du FGA s’est rendu à l’hôpital régional Amath Dansokho de Kédougou, avant de poursuivre sa mission à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack.
À Kédougou, le Directeur général a rencontré le responsable du bureau du FGA, le major, le médecin-chef ainsi que le directeur de l’hôpital, M. Gueye. Cette visite avait pour objectif de s’enquérir des conditions de travail des agents du Fonds, mais également d’évaluer le dispositif de prise en charge des victimes d’accidents de la circulation.
À l’issue de sa visite, Mamadou Gueye a expliqué que cette tournée répond à une volonté de mieux connaître les réalités auxquelles sont confrontés les agents du FGA sur le terrain.
« Il était de mon devoir de venir voir le Fonds de Garantie Automobile dans les hôpitaux, voir les conditions de travail des agents et essayer de les améliorer », a-t-il déclaré.
À Kédougou, le DG a notamment relevé la particularité de cette zone frontalière. Selon lui, de nombreuses personnes de nationalités étrangères bénéficient également de l’appui du Fonds.
Pour Mamadou Gueye, cette situation illustre la dimension profondément sociale du FGA. « C’est d’abord le social », a-t-il insisté, rappelant que le Fonds ne doit pas être considéré uniquement comme une structure administrative, mais comme un mécanisme destiné à venir en aide aux victimes qui remplissent les conditions d’éligibilité.
L’un des principaux constats dressés par le Directeur général concerne le nombre important de cas de délits de fuite enregistrés dans la zone de Kédougou.
« Sur tous les cas recensés, je dirais que 95 % sont des délits de fuite », a-t-il déploré.
Pour le DG du FGA, cette situation appelle à une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès des conducteurs et des populations.
« Il n’y a pas besoin de fuir. Il faut affronter cela et les autorités feront le nécessaire », a-t-il martelé, invitant les conducteurs impliqués dans des accidents à assumer leurs responsabilités plutôt que de prendre la fuite.
Ouvert en janvier, le bureau du FGA à Kédougou a déjà recensé près d’une centaine de cas. Toutefois, seuls quelques dossiers ont, à ce stade, été effectivement ouverts, en attendant notamment les procédures nécessaires et l’expertise permettant de déterminer les conditions de prise en charge.
Au-delà des constats effectués dans les régions, Mamadou Gueye entend engager une transformation du FGA afin de le rendre plus accessible aux populations.
« Beaucoup de Sénégalais ignorent le Fonds », a-t-il souligné. Son ambition est donc de renforcer la communication autour des missions et des mécanismes de prise en charge du FGA.
Le Directeur général mise également sur la digitalisation. L’objectif est de permettre aux usagers d’accéder plus facilement aux services du Fonds et de simplifier les procédures.
Autre ambition affichée : ouvrir des bureaux du FGA dans toutes les régions du Sénégal. Pour le DG, l’absence de représentation dans certaines zones constitue un handicap pour les populations victimes d’accidents.
Mamadou Gueye a également insisté sur le caractère social du Fonds. Selon lui, le FGA doit prendre en charge les victimes qui remplissent les critères prévus, notamment dans les situations de délits de fuite ou lorsque les véhicules impliqués ne sont pas assurés.
« Le Fonds ne spécifie pas la nationalité. Le Fonds s’occupe quand même des victimes », a-t-il déclaré.
Une philosophie qu’il rattache directement à la vocation sociale de l’institution : « Quand on parle de social, à mon avis, il n’y a pas de couleur, il n’y a pas de nationalité. On ne peut pas observer ou abandonner une personne. La personne est sacrée. »
Nommé récemment à la tête du FGA, Mamadou Gueye explique son choix de se rendre rapidement sur le terrain par une volonté d’obtenir des résultats concrets.
« Aujourd’hui, on est là pour travailler pour le Sénégal, pour travailler pour les populations », affirme-t-il.
Il entend ainsi visiter les différents bureaux du Fonds afin d’identifier les difficultés rencontrées par les agents, d’améliorer leurs conditions de travail et, par conséquent, de renforcer l’efficacité du dispositif.
« Si on veut avoir des résultats, il faut connaître les situations des agents, les améliorer, corriger pour avoir de bons résultats », a-t-il expliqué.
Le Directeur général a par ailleurs évoqué les mécanismes de financement du FGA. Une partie des ressources provient notamment des assureurs, à travers une contribution de 2,5 % liée aux primes d’assurance automobile, tandis que l’État apporte également son soutien.
Mamadou Gueye estime toutefois qu’il faut aller plus loin afin de permettre au Fonds d’être davantage réactif face aux besoins des victimes.
La visite de Mamadou Gueye à Kédougou ne s’est pas limitée aux activités du FGA. Le responsable a également profité de son séjour pour poursuivre des initiatives sociales qu’il mène dans la région.
Il a notamment procédé à la remise d’attestations à des femmes ayant bénéficié de formations dans plusieurs domaines, dont la transformation et la saponification.
Il annonce également de nouveaux projets, notamment dans le domaine de la pisciculture. « Je veux, dans ce département, installer un bassin qui permettra aux femmes de pouvoir cultiver le poisson », a-t-il annoncé.
Après Kédougou, le Directeur général du Fonds de Garantie Automobile du Sénégal s’est rendu à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack pour visiter les locaux du FGA et s’enquérir, là également, des conditions de travail des agents.
Cette tournée traduit la volonté affichée de la nouvelle direction du Fonds de renforcer sa présence dans les régions, d’améliorer les conditions de travail de ses agents et surtout de rapprocher davantage le FGA des populations.
Pour Mamadou Gueye, l’enjeu est clair : faire du Fonds de Garantie Automobile un véritable instrument de protection sociale au service des victimes d’accidents de la circulation.