Le directeur général du Fonds d’entretien routier autonome (FERA), Cheikh Dieng, critique le recours aux commissions d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale. Il accuse le parti Pastef de politiser l’institution et appelle à mettre un terme à ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique des mécanismes de contrôle parlementaire.
« Il faut qu’on dise stop à cette mascarade. L’Assemblée nationale n’est pas un instrument de chantage politique », a déclaré Cheikh Dieng, dénonçant des pratiques qu’il juge préjudiciables au fonctionnement de l’institution parlementaire.
Selon lui, le combat politique doit rester sur le terrain partisan et ne devrait pas se faire au détriment des fonctionnaires et des serviteurs de l’État. Il estime que les commissions d’enquête parlementaire ne doivent pas servir à exposer publiquement des agents de l’administration dans le cadre de confrontations politiques.
« Qu’on limite le combat politique au terrain politique, mais qu’on ne fasse pas des fonctionnaires des agneaux du sacrifice », a-t-il lancé.
Cheikh Dieng considère par ailleurs que les éventuelles malversations doivent être traitées par les juridictions compétentes. « S’il y a des malversations, c’est à la justice de sanctionner », a-t-il affirmé, tout en dénonçant ce qu’il présente comme une volonté d’humilier de hauts fonctionnaires pour satisfaire des objectifs politiques.
« Mais humilier de hauts fonctionnaires, des serviteurs de l’État du Sénégal, pour satisfaire des objectifs politiques, c’est honteux », a-t-il conclu.
À travers cette prise de position, le directeur général du FERA remet ainsi au centre du débat la question du rôle des commissions d’enquête parlementaire, entre contrôle de l’action publique, recherche d’éventuelles irrégularités et risques de politisation des procédures.