Le gouvernement tient, ce jeudi 22 octobre, un Conseil interministériel consacré à la campagne de commercialisation des produits agricoles 2026-2027. Présidée par le Premier ministre, cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des disparités pluviométriques, des pertes localisées et des défis persistants pour les producteurs. Au-delà des annonces, le monde rural attend des mesures concrètes pour assurer l’écoulement des récoltes et garantir une rémunération satisfaisante aux agriculteurs.
Le rendez-vous est prévu à 10 heures, dans la salle de conférences du 10ᵉ étage du Building administratif Président Mamadou-Dia, selon les services de la Primature, cités par l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Des membres du gouvernement, des représentants de la présidence de la République et de la Primature, des administrations et agences publiques, des organisations professionnelles ainsi que des partenaires sont conviés à cette rencontre.
L’enjeu est de taille pour les acteurs du monde rural, qui attendent des décisions permettant de mieux organiser la commercialisation des produits agricoles et d’éviter les difficultés rencontrées lors des précédentes campagnes. La disponibilité des financements, l’accès aux infrastructures de stockage, la fluidité de l’écoulement des récoltes et la rémunération des producteurs figurent parmi les préoccupations majeures du secteur.
Des défis persistants malgré une campagne jugée satisfaisante
Lors d’une conférence de presse tenue le 8 octobre dernier, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba, avait qualifié la campagne agricole 2026-2027 de « globalement satisfaisante ».
Cette appréciation était toutefois assortie de réserves. Le ministre avait notamment évoqué de fortes disparités pluviométriques, des pertes localisées ainsi que des difficultés persistantes liées à la disponibilité de l’eau, à la mécanisation et à la commercialisation des productions.
Ces contraintes rappellent que de bonnes perspectives agricoles ne suffisent pas à garantir des revenus décents aux producteurs. Encore faut-il que les récoltes puissent être acheminées, stockées et vendues dans des conditions satisfaisantes, sans exposer les agriculteurs aux pertes et aux difficultés de trésorerie.
Des engagements attendus sur le terrain
Le ministre avait également annoncé la mise en place d’un dispositif associant les agriculteurs, les banques, le secteur privé et les services de l’État concernés. L’objectif affiché est notamment de mettre fin à la préparation tardive de la commercialisation des produits agricoles.
Le Conseil interministériel de ce jeudi devra ainsi permettre de préciser les mesures envisagées pour accompagner les producteurs et organiser la campagne dans de meilleures conditions.
Pour le monde rural, l’attente porte désormais sur la traduction de ces engagements en actions concrètes. Les modalités de financement, les conditions d’achat des productions, les délais de mise en œuvre et les mécanismes destinés à faciliter l’écoulement des récoltes seront déterminants pour apprécier les réponses apportées par les autorités.
Au terme de cette rencontre, les producteurs espèrent surtout disposer d’une meilleure visibilité sur la vente de leurs récoltes et sur les revenus qu’ils pourront en tirer. Car, au-delà des performances agricoles annoncées, c’est bien la capacité de la campagne de commercialisation à soutenir les exploitations et à améliorer les conditions de vie en milieu rural qui sera attendue.