Dans un communiqué parvenu à L’Évidence, le parti dirigé par Anta Babacar Ngom réagit au blocage autour de l’examen de la loi de finances rectificative (LFR). L’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) appelle le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko, à faire primer l’intérêt du Sénégal sur les rapports de force politiques.
L’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) déplore la tournure politique prise par l’examen de la loi de finances rectificative (LFR), au détriment de l’intérêt général.
Le Sénégal ne peut se permettre que les institutions se neutralisent pendant que les populations font face à la cherté de la vie, aux inondations, au chômage, à l’insécurité, aux difficultés d’accès aux soins, aux défis de l’éducation et aux incertitudes économiques. Le budget de la Nation ne doit servir ni de prétexte à des règlements de comptes ni de moyen de déstabilisation politique. Les intérêts de la population sénégalaise doivent toujours primer sur les considérations partisanes, les rapports de force et les calculs politiques.
L’ARC refuse que la question des finances publiques soit réduite à une opposition entre deux camps.
En effet, si les préoccupations relatives à la sincérité des prévisions budgétaires, à la transparence et à l’accès à l’information méritent d’être prises au sérieux, le rejet d’un texte budgétaire ne saurait constituer une fin en soi. Il doit impérativement permettre d’ouvrir la voie à des discussions constructives pour trouver des solutions adaptées, crédibles et orientées vers l’intérêt des Sénégalais. Toutefois, ces préoccupations ne doivent pas devenir un sophisme au service d’un combat politique qui risque d’entraîner un arrêt des programmes publics et du financement des projets d’investissement, d’affaiblir le secteur privé et de fragiliser la confiance entre le Sénégal et ses partenaires financiers.
La gestion des finances publiques repose sur des principes qui ne souffrent d’aucune compromission : transparence, responsabilité, sincérité budgétaire et continuité de l’État.
L’ARC rappelle aux parlementaires que le contrôle de l’action gouvernementale, prérogative essentielle, doit être guidé par la seule volonté de servir les populations. Elle appelle les deux parties à faire preuve de plus de responsabilité que de rivalité, de transparence que de suspicion et à privilégier les solutions plutôt que les postures. Ce sont toujours les ménages, les jeunes, les femmes, les travailleurs et les plus vulnérables qui paient le prix des blocages institutionnels.
Il est temps de rompre avec la politique du blocage stérile et d’engager sans délai un dialogue sincère afin de trouver des solutions concrètes. À défaut, l’ARC demande au Gouvernement de prendre ses responsabilités constitutionnelles afin de garantir la continuité des services et des politiques publiques. En ce sens, elle exige, conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, que le Premier ministre engage la responsabilité de son Gouvernement devant l’Assemblée nationale afin de faire adopter la LFR.
L’ARC réitère également la demande solennelle adressée au président de la République depuis le début de l’année, visant à dissoudre l’Assemblée nationale dès l’expiration du délai légal, fixée au 2 décembre 2026, « pour le bien des Sénégalais qui ont tant souffert de cette majorité parlementaire ».
Fait à Dakar, le 6 novembre 2026.
Pour l’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC)
Le Bureau politique