CANDIDATURE DE MACKY À L’ONU : Désunion au sein de l’Union africaine

Le Pôle communication de Macky Sall, candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies, a publié un communiqué ce 27 mars 2026 pour réagir à la note verbale de la Commission de l’Union africaine relative au projet de décision de soutien à sa candidature.

Selon le document, la procédure engagée au sein de l’Union africaine n’a pas abouti en raison de la rupture du mécanisme de « procédure silencieuse » par 20 États membres. Le Pôle communication précise toutefois que sur ces 20 pays, 14 ont exprimé une objection formelle, tandis que 6 ont simplement demandé une extension du délai, sans s’opposer au projet de décision.

Sur la base des 55 États membres que compte l’Union africaine, l’équipe de communication du candidat indique que 35 pays n’ont ni formulé d’objection ni sollicité de prolongation du délai, ce qu’elle présente comme un élément significatif du processus.

Le communiqué souligne également des évolutions récentes : la Égypte, initialement parmi les États ayant demandé une extension, a retiré sa requête. De même, le Libéria, qui avait exprimé une objection, est revenu sur sa position. À ce stade, 13 pays maintiennent leurs objections et 5 leurs demandes d’extension.

Malgré ce contexte diplomatique contrasté, le Pôle communication affirme que la candidature de Macky Sall, déposée et enregistrée le 2 mars 2026, demeure pleinement maintenue.

Dans son communiqué, l’équipe du candidat remercie le Bureau de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine ainsi que les États ayant soutenu le projet de décision. Elle exprime également son respect aux pays ayant exercé leur droit d’objection ou demandé un délai supplémentaire.

Enfin, le Pôle communication salue le soutien de l’Organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, exprimé lors de sa réunion du 25 mars 2026 à Nouakchott, ainsi que celui de nombreuses personnalités et organisations ayant manifesté leur appui.

Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes consultations diplomatiques autour des candidatures africaines aux postes de haut niveau au sein des institutions internationales.