Le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a organisé, ce vendredi à Dakar, un atelier national d’endossement du Plan national de Mise en œuvre (PNM) de la Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POP).
Cette rencontre stratégique a pour objectif de finaliser le processus de mise à jour du Plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm, conformément aux engagements internationaux du Sénégal.
Les Polluants Organiques Persistants sont des substances chimiques particulièrement dangereuses en raison de leur toxicité, de leur résistance à la dégradation et de leur capacité à s’accumuler dans la chaîne alimentaire. Leurs impacts concernent aussi bien la santé humaine que les écosystèmes naturels.
Selon Baba Dramé, Directeur de la Réglementation environnementale et du Contrôle, cet atelier marque l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs années par l’État du Sénégal pour actualiser son cadre national de lutte contre ces substances nocives. « Ces polluants peuvent rester très longtemps dans l’environnement et continuer à polluer. Ils constituent également une source de maladies pour les populations et de destruction des écosystèmes », a-t-il expliqué.
Monsieur Baba Dramé a rappelé que le Sénégal, signataire et partie prenante de la Convention de Stockholm, doit régulièrement mettre à jour son plan national conformément aux amendements apportés à la convention internationale.
Pour lui, la lutte contre les POP reste confrontée à plusieurs défis majeurs. Il s’agit notamment de l’identification des sources de pollution, du renforcement du cadre réglementaire, du développement des capacités techniques nationales et du financement des programmes de gestion environnementale.
Monsieur Baba Dramé a notamment souligné le manque d’équipements adaptés pour la destruction de ces substances dangereuses, obligeant souvent les pays africains à exporter leurs déchets vers des structures spécialisées à l’étranger.
Il a également insisté sur l’importance de la sensibilisation des populations afin de faire des citoyens de véritables acteurs de la lutte contre les polluants chimiques.
Le colonel Mame Mory Diagne, représentant de la Primature a réaffirmé l’engagement du Sénégal à respecter ses obligations internationales en matière environnementale.
Selon lui, les conventions internationales permettent aux États d’anticiper les risques sanitaires et environnementaux liés à certaines substances utilisées dans les activités industrielles et économiques.
Il a souligné que la mise en œuvre de la Convention de Stockholm vise avant tout à protéger les populations, les animaux et l’environnement, dans une approche intégrée du concept « One Health ».
À l’issue de l’atelier, le document validé sera transmis au secrétariat de la Convention de Stockholm. Il servira de cadre de référence pour le pilotage de la politique nationale de gestion des polluants organiques persistants au Sénégal.
À travers cette démarche, les autorités sénégalaises entendent renforcer la prévention des risques chimiques, améliorer la gouvernance environnementale et promouvoir une gestion écologiquement rationnelle des substances dangereuses au bénéfice des générations futures.