Le Sénégal s’enfonce dans la crise. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), compromettant sérieusement leurs chances de qualification pour le prochain tour du Mondial 2026. Plus inquiétant encore que le résultat, c’est l’impression de fragilité et de fin de cycle laissée par une équipe qui semble prisonnière de ses anciens cadres.
Face à une formation norvégienne emmenée par un Erling Haaland intenable, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs limites. Pourtant, après une entame difficile, les Lions avaient réussi à équilibrer les débats. Mais une grossière erreur de Kalidou Koulibaly sur une relance mal négociée a permis à la Norvège d’ouvrir le score juste avant la pause. Une bévue lourde de conséquences qui a changé le cours de la rencontre.
Au retour des vestiaires, Haaland a rapidement doublé la mise avant qu’Ismaïla Sarr ne redonne un peu d’espoir aux Sénégalais. Mais encore une fois, les errements défensifs ont coûté cher. Koulibaly, déjà impliqué sur le premier but, s’est encore illustré négativement sur la troisième réalisation norvégienne, permettant à Haaland de signer un doublé décisif.
Cette nouvelle défaite relance le débat sur la gestion de l’effectif. Pape Thiaw est aujourd’hui critiqué pour son manque de courage dans ses changements. Malgré des performances en baisse, plusieurs cadres continuent d’occuper des places importantes sans réellement apporter les garanties attendues. Sadio Mané, Idrissa Gana Gueye et Kalidou Koulibaly symbolisent cette génération qui a tant apporté au football sénégalais, mais qui semble désormais en difficulté face aux exigences du très haut niveau.
Le sélectionneur est également pointé du doigt pour son incapacité à préparer l’après-génération dorée. En s’appuyant encore largement sur les anciens, il freine l’émergence de nouveaux talents capables d’apporter fraîcheur, intensité et ambition à cette sélection.
La conséquence directe de ce revers est qur les Lions n’ont plus leur destin en main. Désormais, le Sénégal devra non seulement battre l’Irak lors de la dernière journée, mais aussi espérer un scénario favorable dans l’autre rencontre du groupe. Une situation inconfortable qui illustre parfaitement les insuffisances affichées depuis le début de la compétition.
PMF