MAMADOU DJIGO A DIOMAYE FAYE : « Monsieur le PR, vos pôles territoires ne marcheront pas »

𝑴𝒐𝒏𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝑷𝒓é𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑹é𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆,

Après avoir suivi, ce matin à la télévision, votre rencontre avec les exécutifs territoriaux du Sénégal au CICAD, consacrée à la mise en œuvre de l’Acte IV de la décentralisation et à la réforme des Pôles-Territoires, je me permets de vous adresser cette contribution, non dans un esprit de polémique, de contestation systématique ou de critique simpliste, mais par devoir envers notre pays et par fidélité à une démarche scientifique, technique et républicaine que nous avons conduite au service de l’État.

L’Aménagement du Territoire est une discipline qui exige de dépasser les considérations conjoncturelles, les alternances politiques et les approches partisanes. Il engage l’avenir d’une nation sur plusieurs décennies. C’est pourquoi toute réforme majeure doit être fondée sur un diagnostic rigoureux, une analyse objective des réalités territoriales et une vision cohérente du développement national.

Si je prends aujourd’hui la plume, c’est parce que je suis profondément convaincu que les choix qui sont envisagés en matière d’organisation du territoire auront des conséquences durables sur la compétitivité de notre économie, l’équilibre de nos régions, la cohésion nationale et les perspectives offertes aux générations futures.

Mon propos ne vise ni à défendre un héritage administratif, ni à revendiquer une quelconque paternité. Il consiste simplement à partager les enseignements d’un travail de plusieurs années d’études, de recherches, de concertations et d’analyses qui ont conduit à l’élaboration du Plan national d’Aménagement et de Développement territorial (PNADT) et de la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable des territoires (LOADT).

Je souhaite attirer votre attention sur un point qui me paraît fondamental : le retour à une logique de pôles-territoires (un regroupement rural) constituerait une remise en cause d’un diagnostic territorial approfondi et des orientations stratégiques qui en avaient découlé. C’est pourquoi il me paraît essentiel de rappeler les raisons qui avaient conduit l’État du Sénégal à privilégier une politique de métropolisation fondée sur les métropoles d’équilibre et les métropoles régionales.

J’ai eu l’honneur de conduire les travaux d’élaboration du Plan national d’Aménagement et de Développement territorial (PNADT), un chantier stratégique qui a mobilisé plusieurs années de recherches, d’études et d’analyses approfondies. Cette démarche s’est appuyée sur un important travail de diagnostic territorial combinant des analyses spatiales, des observations de terrain et les technologies les plus avancées. Nous avons notamment eu recours à l’imagerie satellitaire, à des campagnes de prises de vues aériennes réalisées à l’aide d’avions et de drones de dernière génération, ainsi qu’à l’exploitation de systèmes d’information géographique permettant une lecture fine des dynamiques territoriales.

Ce travail s’est également fondé sur une analyse diachronique de l’évolution du territoire sénégalais, remontant bien avant les indépendances, afin de comprendre les logiques historiques d’occupation de l’espace, les mutations démographiques, les dynamiques urbaines, les flux migratoires, l’évolution des infrastructures, ainsi que les politiques publiques successives ayant façonné notre organisation territoriale.

À cette rigueur scientifique se sont ajoutées de larges concertations avec les administrations publiques, les collectivités territoriales, les universitaires, les experts nationaux et internationaux, les partenaires techniques et financiers ainsi que les différents acteurs du développement. Le document a ensuite suivi l’ensemble des procédures de validation technique, institutionnelle et politique prévues par l’État.

Le PNADT n’avait pas vocation à être un simple document administratif destiné à être rangé dans les archives. Il constituait une véritable vision stratégique de long terme, fondée sur la science, les données objectives et une connaissance approfondie des réalités territoriales, avec l’ambition de bâtir un Sénégal plus équilibré, plus compétitif, plus solidaire et mieux préparé aux défis des prochaines décennies.

Cette vision reposait sur un diagnostic territorial approfondi, fruit de plusieurs années d’analyses scientifiques, d’observations de terrain et d’études spatiales. Notre première conclusion fut sans appel : 
𝐥𝐞 𝐒é𝐧é𝐠𝐚𝐥 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥è𝐦𝐞 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥 ; 𝐢𝐥 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐛𝐥è𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐬𝐭è𝐦𝐞 𝐮𝐫𝐛𝐚𝐢𝐧.

Pendant plusieurs décennies, les politiques publiques ont souvent considéré que le développement du territoire devait s’appuyer sur des approches sectorielles ou sur la création de pôles-territoires (régions). 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭, 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐞 𝐧’é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞. 𝐃è𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞𝐬 𝐝é𝐜𝐞𝐧𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥’𝐢𝐧𝐝é𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐋é𝐨𝐩𝐨𝐥𝐝 𝐒é𝐝𝐚𝐫 𝐒𝐞𝐧𝐠𝐡𝐨𝐫, 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐝é𝐣à 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫é 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐡𝐮𝐢𝐭 𝐩ô𝐥𝐞𝐬-𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 (𝟖 𝐫𝐞𝐠𝐢𝐨𝐧𝐬), 𝐚𝐮𝐱𝐪𝐮𝐞𝐥𝐬 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐠𝐧é𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐯𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐝é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 é𝐪𝐮𝐢𝐥𝐢𝐛𝐫é 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥.

Or, malgré les investissements consentis et les ambitions affichées, cette politique n’a pas permis de corriger durablement les déséquilibres territoriaux ni d’inverser les dynamiques de concentration démographique et économique.

Les résultats de notre diagnostic étaient particulièrement préoccupants. Ils montraient que la quasi-totalité des régions du Sénégal enregistrait un solde migratoire négatif, les flux de population convergeant principalement vers Dakar et, dans une moindre mesure, vers Diourbel. Cette situation révélait une faiblesse structurelle de notre système urbain : en dehors de ces pôles d’attraction, les villes sénégalaises ne parvenaient plus à retenir durablement les populations, les investissements, les emplois qualifiés, les activités industrielles ni les fonctions économiques supérieures.

Au-delà de cette réalité démographique, notre analyse mettait également en évidence un enjeu géostratégique majeur. À l’époque des indépendances, des villes sénégalaises comme Kaolack et Ziguinchor occupaient une place économique et démographique de premier plan dans leur environnement sous-régional. Au fil des décennies, l’affirmation de Banjul comme métropole nationale de la Gambie a renforcé son pouvoir d’attraction. Selon notre analyse, cette dynamique de métropolisation contribue aujourd’hui à exercer une influence croissante sur les espaces frontaliers sénégalais, notamment autour de Kaolack et de Ziguinchor, illustrant l’importance stratégique que peut revêtir une métropole dans l’organisation et l’attractivité d’un territoire.

Autrement dit, les Sénégalais ne quittaient pas uniquement les campagnes ; ils quittaient également des villes qui n’offraient plus suffisamment d’opportunités économiques, universitaires, industrielles ou de services.

C’est précisément à partir de ce constat que nous avons opéré un choix stratégique majeur : abandonner l’approche rurale des pôles-territoires au profit d’une politique nationale de métropolisation.

Cette décision n’était dictée ni par une considération idéologique ni par une préférence politique. Elle résultait exclusivement des enseignements du diagnostic territorial et de l’analyse des dynamiques spatiales observées au Sénégal et dans plusieurs pays ayant réussi leur transformation territoriale.

Nous avons ainsi proposé une nouvelle armature urbaine nationale, organisée autour de plusieurs niveaux de centralité :
– une métropole internationale, Dakar, appelée à renforcer son rôle de hub régional et international, à l’image de grandes métropoles mondiales telles que Singapour ou Dubaï ;
– des métropoles d’équilibre, destinées à rééquilibrer durablement le territoire national en constituant de puissants moteurs de développement, dans un esprit comparable au système polycentrique observé en Allemagne ;
– des métropoles régionales, chargées de structurer, d’organiser et de polariser le développement de chaque région ;
– des villes secondaires et des localités, intégrées dans un système urbain hiérarchisé, complémentaire et cohérent.

L’objectif était de créer plusieurs pôles majeurs de croissance capables de concentrer les investissements, les grandes infrastructures, les universités, les industries, les plateformes logistiques, les services supérieurs et les emplois qualifiés, afin de réduire progressivement l’hypercentralisation de Dakar et d’offrir à chaque Sénégalais des perspectives de développement dans son propre territoire.

C’est cette vision d’un Sénégal polycentrique, équilibré, compétitif et solidaire qui a été intégrée dans le Plan national d’Aménagement et de Développement territorial (𝗣𝗡𝗔𝗗𝗧) et qui a ensuite été consacrée dans la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable des territoires (𝗟𝗢𝗔𝗗𝗧). Elle constituait, à nos yeux, l’un des leviers les plus structurants pour transformer durablement l’organisation du territoire national.

Mieux encore, cette vision n’est pas restée à l’état de concept ou de simple recommandation technique. Elle a été consacrée juridiquement à travers la Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable des territoires (𝗟𝗢𝗔𝗗𝗧), adoptée par l’Assemblée nationale. Cette loi constitue aujourd’hui le socle juridique de la politique nationale d’aménagement du territoire. Elle institue clairement trois catégories de métropoles : la métropole internationale, les métropoles d’équilibre et les métropoles régionales, tout en prévoyant la mise en place des Schémas de Cohérence Territoriale (𝗦𝗖𝗢𝗧), destinés à organiser leur développement de manière intégrée et cohérente. 

Malheureusement, cette réforme majeure est restée inachevée. Les décrets d’application nécessaires à la création officielle des métropoles, à la définition de leurs périmètres, de leurs compétences, de leur gouvernance et de leurs modalités de fonctionnement n’ont pas encore été pris, alors même que la loi en prévoit expressément le principe. 

Aujourd’hui, j’observe avec une profonde inquiétude une volonté de revenir à une logique de pôles-territoires. À mes yeux, cette orientation traduit un retour vers une approche qui privilégie une lecture essentiellement rurale des enjeux d’aménagement, une vision qui renvoie aux politiques des années 1980 et qui ne correspond plus aux réalités territoriales actuelles du Sénégal.

Or, un diagnostic pertinent appelle un traitement adapté. 𝗢𝗻 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝗮𝗯è𝘁𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗱𝗲𝘀 𝗺é𝗱𝗶𝗰𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗹𝘂𝗱𝗶𝘀𝗺𝗲 ; 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺ê𝗺𝗲 𝗺𝗮𝗻𝗶è𝗿𝗲, 𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗿é𝗽𝗼𝗻𝗱𝗿𝗲 à 𝘂𝗻 𝗱𝘆𝘀𝗳𝗼𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝘀𝘆𝘀𝘁è𝗺𝗲 𝘂𝗿𝗯𝗮𝗶𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗰𝗼𝗻ç𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹é𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.

Le véritable défi du Sénégal est de construire un système urbain performant, hiérarchisé, complémentaire, connecté et compétitif, capable de diffuser le développement sur l’ensemble du territoire national. Notre pays a besoin de métropoles fortes, capables de structurer leur arrière-pays, d’attirer les investissements, les industries, les universités, les services supérieurs et les emplois qualifiés, tout en renforçant l’attractivité économique de chaque région.

Revenir aujourd’hui à une logique de pôles-territoires, sans tirer les enseignements du diagnostic territorial qui avait précisément conduit à son dépassement, reviendrait à remettre en cause des années de recherches, d’analyses scientifiques, de concertations et de planification stratégique. Ce serait également prendre le risque de retarder une nouvelle fois la transformation du système urbain sénégalais, pourtant indispensable pour assurer un développement équilibré, durable et compétitif du pays.

𝗠𝗼𝗻𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗣𝗿é𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁,
L’aménagement du territoire est une politique de temps long. Il dépasse les alternances politiques, les sensibilités partisanes et les contingences du moment. Les choix qui sont faits aujourd’hui façonnent le Sénégal de demain et produisent leurs effets sur plusieurs générations.

Chaque gouvernement est naturellement libre de définir ses priorités et de porter sa propre vision du développement. Cependant, lorsqu’une réforme est le fruit d’un diagnostic scientifique approfondi, qu’elle a été élaborée selon une démarche rigoureuse, validée par les instances techniques et institutionnelles compétentes, puis consacrée par une loi de la République, il me semble essentiel que toute remise en cause repose elle aussi sur une évaluation objective, méthodique et solidement argumentée.

Le Plan national d’Aménagement et de Développement territorial (PNADT) que le Président Macky SALL vous a légué constitue l’un des instruments stratégiques les plus aboutis dont le Sénégal ait disposé en matière d’aménagement du territoire. Véritable réceptacle spatial du Plan Sénégal Émergent (PSE), il a su tirer les enseignements des expériences passées, corriger les insuffisances des anciens plans et programmes et proposer une vision moderne, cohérente et prospective de l’organisation du territoire national.

C’est pourquoi je me permets, avec beaucoup de respect pour votre haute fonction, de vous adresser cet appel : 𝗻’𝗮𝗯𝗮𝗻𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲𝘇 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗺é𝘁𝗿𝗼𝗽𝗼𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗽ô𝗹𝗲𝘀-𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀.

Les pôles-territoires ont déjà été expérimentés dans notre pays. Le diagnostic territorial qui a conduit à leur dépassement était clair et documenté. Revenir aujourd’hui à cette approche reviendrait à répondre aux défis du Sénégal avec un instrument qui a déjà montré ses limites.

L’avenir du Sénégal passe par un système urbain puissant, équilibré, compétitif et capable d’entraîner l’ensemble des territoires. C’est en renforçant les métropoles d’équilibre et les métropoles régionales que nous construirons un développement mieux réparti, une économie plus résiliente et une plus grande cohésion nationale.

𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭, 𝐚𝐛𝐚𝐧𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐳 𝐥𝐞𝐬 𝐩ô𝐥𝐞𝐬-𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬. 𝐈𝐥𝐬 𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞𝐫𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬.

Le Sénégal doit continuer sa politique d’aménagement du territoire fondée sur la science, le diagnostic, la cohérence stratégique et la continuité de l’État. C’est à cette condition que nous pourrons bâtir un territoire plus équilibré, plus attractif et plus prospère au bénéfice des générations présentes et futures.

𝙈𝙖𝙢𝙖𝙙𝙤𝙪 𝘿𝙅𝙄𝙂𝙊
Ingénieur Aménageur, Géostratège et Développeur de Territoires 
Ancien Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire 
Administrateur du Bureau international d’études et de conseils T&D 
Secrétaire national chargé de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation de l’Alliance Pour la République (APR)