RAHMA – MAME BIRAME : Une plainte, une contre-plainte et beaucoup de questions

L’affaire opposant Mamadou Ndiaye Rahma à Mame Biram Diouf connaît un nouveau développement judiciaire à Kaolack. Le porte-parole de la Ville de Kaolack doit comparaître ce mercredi 7 octobre 2026 devant le Tribunal correctionnel de Kaolack, à la suite d’une plainte déposée par Rahma pour dénonciation calomnieuse.

Selon les éléments communiqués par la partie municipale, Mame Biram Diouf avait d’abord été convoqué et entendu dans le cadre de cette procédure avant de ressortir libre. Il a ensuite fait l’objet d’une nouvelle convocation, puis d’un déferrement devant la justice.Cette procédure intervient alors que Mame Biram Diouf avait lui-même saisi la justice contre Mamadou Ndiaye Rahma au sujet de propos et de publications visant la mairie et son maire. Selon la partie municipale, une clé USB contenant plusieurs séquences vidéo aurait notamment été versée au dossier pour appuyer cette plainte.

La plainte de la mairie en question

C’est précisément sur le suivi de cette seconde plainte que portent aujourd’hui les interrogations de la partie municipale.La Ville de Kaolack souhaite notamment savoir quelles suites ont été réservées à la procédure engagée contre Rahma et pourquoi celle-ci ne semble pas, à ce stade, avoir connu le même cheminement judiciaire que la plainte ayant conduit Mame Biram Diouf devant le tribunal.Une question qui alimente le débat à Kaolack, sans pour autant permettre, en l’état, de conclure à un traitement différencié des procédures. Seules les juridictions compétentes sont habilitées à apprécier les faits, les éléments de preuve et les responsabilités éventuelles.

Le foncier communal au cœur des tensions

Au-delà de cette confrontation judiciaire, le dossier s’inscrit dans un contexte plus large de contentieux et de controverses autour du foncier et du patrimoine de la ville de Kaolack.La municipalité réclame notamment que la lumière soit faite sur certaines opérations concernant le marché de Médina Baye ainsi que sur d’autres biens présentés comme appartenant au patrimoine communal. Ces différents dossiers ont connu plusieurs étapes et doivent être examinés à la lumière des pièces produites par les parties, du respect des droits de la défense et des décisions définitives des juridictions compétentes.

Le 7 octobre, une audience très attendue

L’audience de ce mercredi 7 octobre est donc particulièrement suivie à Kaolack. Elle devrait permettre au tribunal d’examiner les faits reprochés à Mame Biram Diouf et d’entendre les différentes parties dans le cadre de cette procédure. Au-delà des prises de position des uns et des autres, une question demeure au centre des préoccupations : les différentes plaintes déposées dans ce dossier ont-elles reçu le même traitement et dans quels délais ?

Pour l’heure, aucune conclusion ne peut être tirée avant l’examen contradictoire des dossiers par la justice. Le tribunal devra se prononcer sur la base des éléments qui lui seront soumis. 

À Kaolack, l’affaire Rahma–Mame Biram dépasse désormais le seul cadre d’un différend entre deux personnes. Elle ravive les interrogations autour du traitement des contentieux impliquant des responsables publics et des questions foncières, dans une ville où ces dossiers suscitent régulièrement de vifs débats.