SOMMET SPORT ET DÉVELOPPEMENT : Dakar prépare l’après-JOJ

À quelques jours des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, la capitale sénégalaise s’apprête à accueillir une nouvelle rencontre internationale consacrée au rôle du sport dans le développement économique et social de l’Afrique.

Dakar accueillera, les 30 et 31 octobre 2026, la deuxième édition du Sommet Sport et Développement, une rencontre internationale organisée dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Placé sous le haut patronage et en présence effective du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le sommet réunira des chefs d’État, des dirigeants du mouvement sportif international, des investisseurs, des institutions financières, des entreprises ainsi que plusieurs acteurs du développement.

Cette deuxième édition sera placée sous le thème : « Sport et Développement : de l’élan olympique à un héritage durable ». Elle ambitionne de prolonger la dynamique des Jeux au-delà de la compétition sportive, en mettant l’accent sur les retombées économiques et sociales que peut générer un grand événement international.

Après une première édition organisée en marge des Jeux Olympiques de Paris 2024, le Sommet de Dakar entend notamment réfléchir au potentiel du sport comme levier de croissance économique, d’investissement, d’innovation, d’emploi des jeunes, de tourisme, d’inclusion sociale et de coopération internationale.

La jeunesse et l’économie du sport au centre des discussions

Le 30 octobre, les travaux débuteront par le Forum Jeunesse, Sport & Business. Cette première séquence réunira des acteurs du sport et du monde des affaires autour des opportunités offertes par le développement de l’économie du sport au Sénégal et en Afrique.

Les discussions porteront notamment sur la diplomatie sportive, l’industrie sportive africaine, le financement, les infrastructures, le tourisme, le streaming, le sponsoring et l’impact économique du sport.

L’objectif affiché est également de mettre en lumière les possibilités d’insertion et d’entrepreneuriat offertes aux jeunes dans un secteur encore largement sous-exploité sur le continent.

Dans un message consacré au sommet, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye souligne la nécessité de dépasser le seul cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Selon lui, Dakar 2026 doit permettre au Sénégal et à l’Afrique de démontrer leur capacité à accueillir de grands rendez-vous sportifs tout en construisant « un héritage durable pour les générations futures ».

Le chef de l’État insiste particulièrement sur la jeunesse et l’économie du sport, considérées comme des leviers susceptibles de créer de nouvelles opportunités professionnelles et économiques.

Un dialogue de haut niveau le 31 octobre

La deuxième journée, prévue le 31 octobre, sera consacrée à un Dialogue de Haut Niveau. Des chefs d’État et de hauts responsables y examineront la contribution du sport au développement du continent africain et à son rayonnement international.

Une place sera également accordée aux jeunes athlètes, entrepreneurs et créateurs. Ceux-ci pourront présenter leurs projets, leurs idées et leurs ambitions directement aux décideurs présents au sommet.

Les travaux devraient aboutir à l’adoption de la Déclaration de Dakar, présentée comme un cadre commun destiné à transformer la dynamique créée par Dakar 2026 en engagements, investissements et actions durables.

Transformer l’élan olympique en héritage durable

À travers cette rencontre, les organisateurs souhaitent ainsi élargir le débat sur les grands événements sportifs. L’enjeu ne sera plus seulement de mesurer la réussite organisationnelle des Jeux Olympiques de la Jeunesse, mais aussi d’évaluer leur capacité à produire des effets durables sur l’économie, l’emploi, les infrastructures, le tourisme et la société.

Le Sommet Sport et Développement Dakar 2026se veut donc comme un prolongement stratégique des Jeux, avec une ambition : faire en sorte que l’élan olympique ne s’arrête pas à la cérémonie de clôture, mais se traduise par des opportunités concrètes et durables pour le Sénégal et, plus largement, pour l’Afrique.