La commission des affaires monétaires et financières du Parlement panafricain tient une séance non statutaire à Midrand, en République d’Afrique du Sud, du 24 au 27 février 2026, afin d’examiner et d’allouer le budget de l’institution. Cette rencontre de quatre jours réunit les membres du comité permanent autour des principales questions financières et opérationnelles du Parlement panafricain.
Au cours des travaux, les parlementaires examinent notamment l’allocation du budget-programme 2026, l’état d’exécution du budget 2025 ainsi que les prévisions relatives aux budgets de fonctionnement et de programme pour 2027. Le comité se penche également sur le cadre budgétaire 2027 de l’Union africaine, les états financiers du Parlement panafricain pour l’exercice 2025 et les stratégies de mobilisation des ressources.
La séance est présidée par l’honorable Thérèse Faye, présidente de la commission des affaires monétaires et financières. Les discussions visent à renforcer la discipline budgétaire, améliorer la transparence et garantir que les allocations financières soient alignées sur le mandat et les priorités stratégiques du Parlement panafricain, notamment en matière d’intégration et de développement du continent africain.
Cette réunion de planification intervient dans le prolongement du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine tenu au début du mois à Addis-Abeba. À l’ouverture des travaux, la greffière du Parlement panafricain, Mme Lindiwe Khumalo, a rappelé les principales directives issues de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine qui doivent orienter les délibérations.
Parmi ces orientations figure notamment l’appel adressé à la Commission de l’Union africaine et aux sous-comités compétents du Comité des représentants permanents pour régulariser le budget du Parlement panafricain afin que l’institution puisse bénéficier de l’intégralité des ressources budgétaires disponibles avant 2019.
Mme Khumalo a également insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre le Parlement panafricain et la Commission de l’Union africaine, notamment pour améliorer l’utilisation des systèmes de gestion SAP et AMERT, renforcer les mécanismes de rapport et consolider les fonctions du Secrétariat du Parlement. Une équipe de la Commission de l’Union africaine participe d’ailleurs aux travaux afin d’assurer l’alignement et le suivi des directives adoptées. Les conclusions de cette réunion, notamment les résolutions et recommandations attendues, devraient orienter les futurs processus de planification financière et de contrôle budgétaire du Parlement panafricain.