À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO (REPSFECO Sénégal) a tenu, ce jeudi 30 avril, une session de briefing et d’échanges axée sur le renforcement des partenariats et l’alignement stratégique des initiatives. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plus de deux ans, portée notamment par le African Renaissance and Diaspora Network et le REPSFECO, en collaboration avec plusieurs partenaires, dont des entités du système des Nations Unies. L’objectif est clair : bâtir une approche cohérente, inclusive et orientée vers des résultats concrets, en phase avec les priorités nationales et les Objectifs de Développement Durable.
Résolument interactive, la session a permis de réunir autour de la table des acteurs institutionnels, associatifs et internationaux. Les échanges ont favorisé un dialogue ouvert, propice à l’identification de synergies concrètes et au renforcement des complémentarités entre les différentes parties prenantes.
Une occasion d’aborder le rôle central des organisations de la société civile dans la réussite des Jeux. En effet, au-delà de la dimension sportive, Dakar 2026 se veut un catalyseur de transformation sociale, notamment en matière de paix, de citoyenneté et d’inclusion.
La présidente du REPSFECO Sénégal, Diago Diagne Ndiaye, a salué la qualité des échanges et insisté sur les avancées réalisées. Elle a notamment évoqué la consolidation du partenariat avec la direction de la jeunesse et des esports, ainsi qu’avec plusieurs acteurs présents, dont le ministère de la Famille et diverses organisations engagées. « Nous avons convenu d’élaborer une feuille de route concrète, avec des actions clairement identifiées autour de la mobilisation, de la prévention, de la sécurité et de la paix », a-t-elle indiqué.
Parmi les axes prioritaires figurent l’éducation à la citoyenneté et au civisme, la prévention des violences dans les espaces sportifs et sociaux, ainsi que l’accompagnement des ახალგაზრდes sur des thématiques clés comme la santé reproductive ou encore la gestion des espaces festifs tels que les fan zones.
Un accent particulier a été mis sur la promotion de la masculinité positive, un levier jugé essentiel pour lutter contre les violences, encore présentes dans de nombreux espaces sociaux et sportifs. « Nous voulons travailler sur ces questions en profondeur, en impliquant les jeunes et en développant des programmes adaptés », a précisé Mme Ndiaye.
Au-delà des enjeux sociaux et sécuritaires, la rencontre a également permis d’aborder les retombées économiques potentielles des JOJ. Les villages olympiques, les activités culturelles et commerciales représentent autant d’opportunités pour valoriser les produits locaux et renforcer l’autonomisation économique des femmes et des jeunes. « Il est essentiel de réfléchir à la manière d’impliquer davantage les femmes et les filles afin qu’elles puissent capter une part significative de la valeur économique générée par ces Jeux », a insisté la présidente du REPSFECO.
Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, le REPSFECO entend faire des JOJ Dakar 2026 une tribune pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Des initiatives telles que des webinaires, des caravanes de sensibilisation et des campagnes portées par les jeunes sont prévues pour diffuser des messages forts. « Le sport est un vecteur de paix. Nous voulons saisir cette opportunité pour renforcer la cohésion sociale et consolider la paix, notamment dans l’espace ouest-africain et sahélien », a lancé Mme Ndiaye.
PMF