Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal hausse le ton contre la procédure engagée autour de la seconde lecture de la loi modifiant le Code électoral. Dans une déclaration rendue publique, les députés de l’opposition accusent le président de l’Assemblée nationale de vouloir imposer un calendrier « expéditif » à la suite de la demande de seconde lecture formulée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Selon Takku Wallu Sénégal, la démarche entreprise ne respecte ni l’esprit ni les dispositions du règlement intérieur de l’institution parlementaire. Le groupe estime que les délais imposés traduisent une volonté de passage en force sur un texte jugé sensible dans le contexte politique actuel.
Par la voix de sa présidente, Aïssata Tall Sall, le groupe parlementaire dénonce ce qu’il qualifie de « violation institutionnelle » et de « forfaiture ». L’ancienne ministre des Affaires étrangères avertit que l’Assemblée nationale ne doit pas être transformée en outil de règlement de comptes politiques ou en simple chambre d’enregistrement.
« L’institution parlementaire ne peut servir d’instrument dans un bras de fer politique », soutient Takku Wallu Sénégal, qui appelle à l’arrêt immédiat de ce qu’il décrit comme un « mauvais jeu politicien ».
Cette sortie intervient dans un climat politique déjà marqué par de fortes tensions autour des réformes électorales et du fonctionnement des institutions. L’opposition entend ainsi maintenir la pression sur le pouvoir, qu’elle accuse régulièrement de chercher à affaiblir les contre-pouvoirs au sein de l’État.