AFFAIRE A. NDIAYE : Derrière les accusations de violences conjugales, son ex-épouse A. Gaye écrouée pour une affaire de 2 kilos d’or

L’histoire qui oppose l’homme d’affaires et diamantaire A. Ndiaye à son ex-épouse A. Gaye n’a pas encore livré tous ses secrets. La dame A. Gaye est en prison pour des faits d’abus de confiance, de faux et usage de faux en écriture privée de commerce ou de banque au préjudice de sa belle-fille, K. Ndiaye. Cette procédure porte sur 2 kilogrammes d’or en lingots que cette dernière lui avait remis pour la fabrication de bijoux.
L’affaire a été évoquée le 4 mai dernier devant la chambre de jugement du Pool judiciaire financier, statuant en matière de flagrant délit. Mais le dossier a été renvoyé au 2 juillet prochain.
Placée sous mandat de dépôt le 26 mai 2026, A. Gaye a été arrêtée par la Division des investigations criminelles (DIC) après plusieurs mois de cavale. La mise en cause a été interpellée au tribunal de Dakar, où elle s’était présentée le 26 mai dernier dans le cadre de la procédure de divorce l’opposant à l’homme d’affaires A. Ndiaye.
Dans cette affaire, le procureur de la République près le Pool judiciaire financier a reçu une plainte de K. Ndiaye contre sa belle-mère, A. Gaye, et la fille de cette dernière, S. F. Bassoum, pour escroquerie, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux.
Dans les termes de sa plainte, K. Ndiaye a expliqué qu’à l’approche de son mariage, prévu en Zambie, son père lui avait offert un cadeau exceptionnel pour marquer l’événement : 2 kilogrammes d’or en lingots. Souhaitant transformer cette matière brute en parures de fête, la future mariée avait choisi de faire confiance à sa belle-mère, A. Gaye. Elle lui avait remis les lingots ainsi qu’une somme de 4 millions de FCFA en espèces destinée à payer la main-d’œuvre de la maison de bijouterie « Lam & Frères », située à l’immeuble Rotonde à Dakar.
Cependant, ce qui devait être les préparatifs d’une union heureuse a rapidement tourné au cauchemar. Après de longs mois d’attente et de multiples relances de la part de la plaignante, le résultat s’est avéré décevant. A. Gaye n’a restitué que quelques bijoux pesant à peine plus de 400 grammes, affirmant qu’il s’agissait du reliquat total des 2 kilogrammes d’or fournis.

Un argument immédiatement balayé par le bijoutier lui-même. Auditionnée en août 2025 par les enquêteurs de la Brigade de recherches, A. Gaye a reconnu avoir reçu les deux kilogrammes d’or. Mais les investigations menées auprès du bijoutier, O. Lam, ont révélé une tout autre version des faits. Ce dernier a affirmé aux enquêteurs que la belle-mère lui avait en réalité vendu les deux lingots d’or pour une valeur totale de 110 millions de FCFA, soit 55 millions de FCFA l’unité.
La plainte de K. Ndiaye met également en lumière des mouvements de fonds suspects en espèces impliquant la complicité présumée de la fille d’A. Gaye, S. F. Bassoum. Les documents évoquent l’encaissement de sommes distinctes s’élevant à 53 millions et à plus de 54 millions de FCFA, des montants jugés disproportionnés et caractéristiques, selon la plaignante, d’opérations de blanchiment de capitaux.