REVISION CONSTITUTIONNELLE : Me Youm pointe les « insuffisances » du groupe parlementaire Pastef

La décision du Conseil constitutionnel annulant la procédure de révision constitutionnelle portant sur la loi n°18/2026 continue de susciter des réactions dans la classe politique. Maître Oumar Youm a livré son analyse à travers une publication, estimant que cette décision constitue « un rappel salutaire » sur l’importance du respect de la Constitution.

Pour l’ancien ministre, la décision des sages rappelle un principe fondamental : « le respect de la Constitution n’est pas une option ». Il estime que toute initiative de modification de la loi fondamentale doit impérativement s’inscrire dans le strict respect des règles constitutionnelles en vigueur.

Me Youm s’est également interrogé sur la capacité du groupe parlementaire de Pastef à porter une réforme constitutionnelle d’une telle envergure. « Lorsqu’un groupe parlementaire voit, à plusieurs reprises, ses lois ordinaires censurées pour non-conformité à la Constitution, il y a objectivement lieu de s’interroger sur sa capacité à conduire une révision constitutionnelle d’une telle portée », a-t-il déclaré.

Selon lui, la maîtrise de la Constitution actuelle constitue un préalable avant toute volonté de la modifier. « Avant de prétendre réécrire la Constitution, encore faut-il démontrer une maîtrise rigoureuse de celle qui est en vigueur », a conclu Me Oumar Youm.

Cette réaction intervient après l’annulation par le Conseil constitutionnel de la loi n°18/2026, une décision motivée par plusieurs irrégularités relevées dans la procédure d’adoption du texte par l’Assemblée nationale.