À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, les préparatifs s’accélèrent non seulement sur le plan sportif, mais aussi sur le front environnemental. Dans cette optique, une session de sensibilisation et de formation s’est tenue à l’intention d’une trentaine d’enseignants de la région de Dakar. Ce qui entre dans le cadre de faire de ces acteurs éducatifs des ambassadeurs clés pour insuffler des valeurs citoyennes et promouvoir des jeux sans pollution. Cette dynamique s’inscrit également dans le cadre du programme ReBoot Plastic Sénégal, à travers le projet « Solutions durables à la pollution plastique ». Porté par le Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique à travers la Direction de la Réglementation Environnementale et du Contrôle et exécuté en partenariat avec le PNUD grâce à un financement du Fonds pour l’Environnement Mondial, ce programme déploie une composante dédiée au changement de comportement.
M. Ibrahima Diagne, Directeur de la Durabilité, des Impacts et de l’Héritage au sein du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJES), a rappelé que l’excellence environnementale et la durabilité sociale constituent des leviers majeurs pour garantir un événement réussi et responsable.
Dans le cadre du projet « Jeunesse en jeu », le COJES ambitionne de mobiliser plus de 300 000 écoliers et jeunes. « L’objectif est de profiter de cette forte mobilisation pour leur inculquer des valeurs olympiques, mais surtout un engagement citoyen pour la protection de l’environnement », a souligné M. Diagne. Les enseignants formés serviront ainsi de relais essentiels pour diffuser ces connaissances auprès de leurs pairs et des élèves.
Mme Thiaw Khadidiatou Thiam, coordinatrice du projet, a insisté sur la volonté de faire de ces JOJ un événement profondément respectueux de la nature : « Nous aimerions que les Jeux Olympiques de la jeunesse ne soient pas seulement un événement sportif, mais un événement dont la dimension durabilité environnementale est une composante partagée avec tous les acteurs. »
Pour concrétiser cette ambition, le projet prévoit des actions concrètes, notamment dont la mise à disposition d’outils pédagogiques pour les enseignants-formateurs ; la distribution de gourdes réutilisables aux élèves afin de remplacer définitivement les produits en plastique à usage unique ; la poursuite des activités de sensibilisation auprès des jeunes et du grand public avant, pendant et après les compétitions.
Le regard de la communauté éducative
Du côté des acteurs de l’éducation, l’implication est totale, bien que des défis logistiques subsistent. M. Ansoumana Bodian, chargé du sport à l’Inspection d’Académie de Pikine-Guédiawaye, a salué la tenue de cette rencontre à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des JOJ. « Les élèves que nous encadrons sont à la fois des acteurs pratiquants et des spectateurs mobilisés en masse. Renforcer les capacités de ces 33 enseignants dans la gestion des déchets plastiques est une excellente chose pour encadrer cet afflux inédit en Afrique », a -t-il déclaré.
Tout en exprimant le souhait que ces formations eussent pu être amorcées un peu plus en amont pour maximiser l’impact, il a réitéré l’engagement des autorités éducatives aux côtés du Ministère de l’Environnement et du COJES pour réussir ce pari historique.
À l’aube de ces festivités, Dakar 2026 s’affirme ainsi non seulement comme une fête de la jeunesse sportive, mais aussi comme un modèle novateur de conscience écologique pour les grands événements à venir sur le continent.
PMF