SITUATION NATIONALE : Gueum Sa Bopp dénonce une gestion « en chute libre »

Dans un communiqué au ton particulièrement critique, la Cellule Stratégique des Cadres Jambaars (CSCJ) dresse un diagnostic sévère de la situation politique et économique du Sénégal. Elle évoque des tensions institutionnelles, des difficultés de gouvernance et des insuffisances dans la gestion des finances publiques, tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de dérives et d’inégalités dans le traitement judiciaire. L’organisation annonce par ailleurs une série d’initiatives d’écoute des populations et formule plusieurs exigences en faveur d’une réforme en profondeur de l’action publique. Voici l’intégralité du communiqué.

COMMUNIQUÉ OFFICIEL DE LA
CELLULE STRATÉGIQUE DES CADRES JAMBAARS (CSCJ)

Le Sénégal traverse une zone de turbulences sans précédent. Entre une cécité budgétaire manifeste et une dérive autocratique inquiétante, notre nation est tenue en otage par une gouvernance caractérisée par l’improvisation et le mépris des réalités sociales. La Cellule Stratégique des Cadres Jambaars (CSCJ), fidèle à sa mission, lance une alerte solennelle : le Sénégal est au bord du précipice.

I. EXIGENCE DE VÉRITÉ : INTERPELLATION JUDICIAIRE ET INSTITUTIONNELLE

La CSCJ ne saurait rester spectatrice face à l’immobilisme judiciaire qui fragilise notre État de droit. Conformément aux valeurs de Gueum Sa Bopp, nous engageons les démarches suivantes :
– Lettre interpellative à l’UMS et à la Société Civile : Nous adressons une plainte formelle pour dénoncer la justice à deux vitesses.
– Le Scandale des 8 milliards de Bakel : Un dossier crucial resté sans instruction.
– Rapport de l’ITIE : Une opacité persistante malgré les enjeux de transparence.
– Dénonciation du deux poids, deux mesures : Nous pointons du doigt la célérité de la justice contre les opposants politiques face à l’impunité totale dont jouissent les proches du pouvoir actuel.

II. LE TOUR DES JAMBAARS : À L’ÉCOUTE DES FORCES VIVES

Sous l’impulsion du Président Bougane Guèye, une délégation nationale des Jambaars entame une mission d’immersion totale pour mesurer l’impact réel de la crise sur les populations :

– Secteur Agricole et Maraîcher : Analyse des pertes liées à l’absence de maîtrise de la chaîne de valeur, de conservation et d’écoulement.
– Monde Paysan : Évaluation de la paupérisation des arachidiers, victimes des tâtonnements stratégiques d’un gouvernement sans boussole.
– Secteur Informel et Transports : Rencontre avec les transporteurs en mouvement d’humeur et les marchands ambulants déguerpis sans alternative viable.
– Jeunesse Étudiante : État des lieux de la précarité académique et des conditions d’études dégradées.
– Travailleurs précaires : Recensement des besoins de ceux qui, sans couverture sociale ni prime de risque, soutiennent l’économie nationale.

III. ÉTAT DE LA NATION : DIAGNOSTIC D’UNE GESTION EN DÉROUTE

Le Projet a laissé place à une réalité brutale :
1. Gouvernance par l’improvisation : Une gestion qui méprise nos ressources stratégiques au profit d’une navigation à vue.
2. Abus de l’endettement : Un recours compulsif au crédit pour financer un train de vie de l’État indécent, alors que le privé national est muselé.
3. Dérive institutionnelle : Nous condamnons fermement toute manipulation législative ad personam visant à instrumentaliser le Code Électoral (articles L.29 et L.30) au profit d’agendas personnels.

IV. NOS EXIGENCES POUR LE REDRESSEMENT

La CSCJ exige une rupture immédiate avec ces pratiques :

– Sincérité budgétaire : Publication immédiate du bulletin statistique de la dette et du rapport trimestriel 2025.
– Éthique du sacrifice : Suppression des fonds politiques, réduction drastique des cabinets ministériels et fusion effective des agences redondantes.
– Hommage national : Nous appelons à célébrer le centenaire du Président Abdoulaye Wade comme un rappel de l’excellence et de la vision que le régime actuel a désertées.

EN DÉFINITIVE, la CSCJ prend acte de ce basculement qui s’apparente à une chute libre. Nous ne céderons pas face à cette gestion de survie budgétaire qui sacrifie notre souveraineté nationale.

Le Secrétariat Exécutif de la CSCJ

Unité, Rigueur et Souveraineté

Dakar, le 20 avril 2026