Reconduit dans le gouvernement formé le 1er juin 2026, Cheikh Diba conserve et renforce son portefeuille en tant que ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. Une confirmation qui témoigne de la confiance renouvelée que lui accordent le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ahmadou Al Amine Mohamed Lo dans un contexte économique particulièrement exigeant.
Déjà au cœur de plusieurs dossiers sensibles, notamment après les révélations du Financial Times sur l’instrument de dette TRS et les négociations engagées avec le Fonds monétaire international (FMI), le ministre des Finances a traversé des séquences particulièrement délicates sans perdre la confiance du sommet de l’État.
Selon plusieurs sources concordantes, des divergences importantes seraient apparues ces derniers mois entre Cheikh Diba et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko sur la gestion du dossier de la dette cachée et sur la stratégie à adopter face aux partenaires financiers internationaux. Ces désaccords auraient parfois donné lieu à des approches différentes quant à la communication et aux réponses à apporter aux conséquences de ces révélations.
Pour certains observateurs, le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et l’arrivée d’Ahmadou Al Amine Mohamed Lo ouvrent une nouvelle phase pour le ministre de l’Économie. Ils estiment que Cheikh Diba dispose désormais d’une plus grande latitude pour mettre en œuvre sa vision et faire prévaloir son expertise sur les questions financières et budgétaires.
Cette nouvelle configuration intervient alors que le gouvernement est confronté à de multiples urgences : assainissement des finances publiques, maîtrise de la dette, relance économique, financement des politiques sociales et restauration de la confiance des investisseurs et des partenaires techniques et financiers.
Devenu l’un des hommes forts du dispositif gouvernemental, Cheikh Diba joue désormais une partie décisive. Ses soutiens considèrent qu’il a désormais le champ libre pour démontrer l’étendue de son savoir-faire. Ses détracteurs, eux, estiment qu’il ne pourra plus invoquer les arbitrages politiques pour expliquer d’éventuelles difficultés. Dans un pays où tout semble urgent, le ministre de l’Économie est plus que jamais attendu sur les résultats.