PASTET LE COMPAGNONNAGE AVEC DIOMAYE PRESIDENT : Les directions stratégiques au cœur des convoitises

L’accession au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko a profondément rebattu les cartes au sein de la majorité. Deux ans après l’alternance, une nouvelle bataille semble se dessiner : celle du contrôle des directions générales les plus stratégiques et les plus convoitées de l’État.

Alors que le président de la République a procédé à une vaste réorganisation institutionnelle, plusieurs responsables politiques et alliés du régime s’activent en coulisses pour obtenir des positions jugées particulièrement influentes. Parmi les structures les plus convoitées figureraient notamment la Direction générale des Douanes, l’Agence internationale des investissements et des grands travaux (APIX), ainsi que d’autres entités disposant d’importants leviers financiers et économiques.

Dans ce contexte, plusieurs figures proches de PASTEF ou du chef de l’État occupent déjà des postes de premier plan. C’est le cas de Sémou Diouf, directeur général de l’ANIDA, de Waly Diouf Bodian à la tête du Port autonome de Dakar, de Fadilou Keïta, administrateur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), de Ndéné Mbodj, directeur général du COUD, de Khady Djamila Diallo à l’Agence nationale de la Petite Enfance et de la Case des Tout-Petits, ou encore de Baye Niass, directeur général de l’Agence de construction des bâtiments et édifices publics du Sénégal.

Selon plusieurs observateurs, la nouvelle configuration politique, marquée par la séparation des fonctions entre la présidence de la République et la Primature, pourrait accentuer les rivalités autour de certaines directions considérées comme particulièrement stratégiques. Les enjeux ne sont pas seulement administratifs. Ils sont également politiques, ces postes étant perçus comme des instruments d’influence et des leviers essentiels pour la mise en œuvre du projet porté par les nouvelles autorités.

À mesure que le régime entre dans une phase de consolidation, la gestion des ambitions internes et la répartition des responsabilités apparaissent comme l’un des défis majeurs du pouvoir. Car au-delà des hommes et des postes, c’est l’équilibre même de la majorité présidentielle qui se joue dans ces arbitrages.