Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) maintient son mot d’ordre de grève de 48 heures prévu les mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026. Dans un communiqué publié ce lundi 7 septembre, l’organisation syndicale appelle l’ensemble de ses militants à observer strictement le mouvement.
Le SAMES invite ainsi « toutes les bases, toutes les zones, toutes les sections et tous les membres » à « respecter strictement le mot d’ordre de grève ».
Cette décision fait suite à une rencontre avec le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique qui, selon le syndicat, n’a finalement pas eu lieu. Le SAMES qualifie cette absence de « provocation », estimant que le ministre Ibrahima Sy avait lui-même convoqué cette rencontre avec les responsables syndicaux.
Dans son communiqué, le Bureau exécutif national du SAMES dénonce « avec vigueur » l’attitude du ministre, qu’il accuse de mépris à l’égard de l’organisation syndicale et de ses membres.
Pour le syndicat, cette absence constitue un « manque de respect manifeste » non seulement envers le SAMES, mais également envers l’ensemble des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal.
« Ce comportement traduit un manque de respect manifeste envers notre organisation et envers l’ensemble des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal, mais également envers la population sénégalaise », dénonce le syndicat.
Face à cette situation, le SAMES affirme ne pas vouloir prendre part à ce qu’il considère comme un dialogue social de façade. L’organisation estime que ses revendications légitimes ne peuvent être traitées dans de telles conditions.
« Le SAMES refuse d’être associé à un simulacre de dialogue social et ne saurait accepter que les revendications légitimes de ses membres soient traitées avec mépris », martèle le syndicat.
Le mouvement de grève de 48 heures reste donc maintenu pour les 8 et 9 septembre. Cette nouvelle mobilisation intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le SAMES et le ministère de la Santé, alors que les professionnels concernés réclament des réponses concrètes à leurs revendications.