COUPURES ET FLAMBÉES DES PRIX : Les Sénégalais face à une double pression

Malgré le démenti de la Senelec, qui affirme qu’aucune coupure programmée n’est prévue du 7 au 13 septembre 2026 et que l’annonce circulant sur les réseaux sociaux est fausse, plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue ont été touchés par des coupures dans la nuit du dimanche au lundi.

Si le démenti porte sur l’existence d’un calendrier officiel, les perturbations constatées sur le terrain entretiennent la confusion et renforcent les interrogations des usagers sur la communication de la société nationale.

Sur un autre front, la cherté de la vie continue de peser sur les ménages. Au marché Castors, le chou, autrefois vendu autour de 300 francs, atteint 800 francs le kilo, tandis que certains légumes peuvent monter jusqu’à 2 000 francs. Le kilogramme de bœuf, lui, serait passé de 4 000 à 5 500 francs sur certains étals.

C’est dans ce contexte que l’initiative « 30 jours pour le juste prix », portée notamment par Bathie Drizzy, tente de mobiliser les consommateurs. Si la cause paraît légitime, la faible mobilisation lors de la « Marche des paniers vides » interroge déjà sur sa capacité à transformer la colère exprimée sur les réseaux sociaux en véritable rapport de force.

Autre fragilité : les soupçons de récupération politique. La présence du député Guy Marius Sagna et de militants proches du pouvoir alimente les interrogations, malgré les assurances des initiateurs sur le caractère apolitique du mouvement.

Entre une mobilisation numérique importante et une présence plus limitée sur le terrain, « 30 jours pour le juste prix » devra désormais convaincre sur son indépendance, son organisation et surtout sa capacité à produire des résultats concrets.