L’Alliance pour la République (APR) dénonce des faits qu’elle présente comme une agression contre deux députés de l’opposition parlementaire, Abdou Mbow et Thierno Alassane Sall, à l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué, le parti affirme que les deux parlementaires auraient été victimes d’« injures publiques et de menaces » de la part de leur collègue Ousmane Fall, député du Pastef. L’APR soutient également que les faits se seraient déroulés en présence de gendarmes chargés de la sécurité de l’Assemblée nationale.
Face à cette situation, l’APR condamne fermement ce qu’elle qualifie d’« acte inqualifiable » et rappelle que, selon elle, les divergences politiques doivent rester dans le cadre du débat démocratique. Le parti estime que la violence ne saurait se substituer au débat d’idées au sein de l’institution parlementaire.
L’APR insiste par ailleurs sur le statut des députés, considérant qu’ils sont les représentants de la Nation et que toute atteinte à leur intégrité constitue une atteinte aux principes républicains.
Le parti rappelle également que les désaccords politiques doivent, selon lui, s’exprimer par le vote, le débat, la manifestation pacifique ou encore le dialogue, plutôt que par la confrontation physique.
Sur le plan judiciaire, l’APR indique se réserver le droit de déposer une plainte afin que les faits dénoncés soient examinés et que leur auteur présumé puisse, le cas échéant, répondre devant la justice.
Enfin, l’Alliance pour la République interpelle le président de l’Assemblée nationale ainsi que la Gendarmerie nationale sur la nécessité d’assurer la sécurité des parlementaires au sein de l’institution.
Ces déclarations interviennent alors que l’APR appelle à la préservation du débat démocratique et de l’État de droit au sein de l’Assemblée nationale.