« IL FAUT ARRETER OUSMANE SONKO… » : Arona Coumba Ndoffène Diouf clarifie ses propos et contre-attaque

(Puce) « Je ne laisserai plus Sonko prendre les enfants du pays comme des pions »

Mis en cause par le Bureau politique national de PASTEF, qui évoque un prétendu complot visant à éliminer physiquement Ousmane Sonko, Arona Coumba Ndoffène Diouf rejette fermement cette interprétation de ses propos. Réclamant des preuves et renvoyant ses accusateurs à la vidéo intégrale de sa conférence de presse, il relance également le débat sur la LFR 2026 et interpelle le pouvoir sur plusieurs dossiers financiers. L’Evidence vous propose l’intégralité de la réponse de Arona Coumba Ndoffène Diouf.

Le communiqué publié le 28 octobre 2026 par le Bureau politique national de PASTEF comporte une accusation d’une exceptionnelle gravité : celle d’un prétendu complot visant à éliminer physiquement Monsieur Ousmane Sonko, Président de l’Assemblée nationale.

Une accusation aussi grave ne peut reposer sur une interprétation présentée comme une preuve. Lors de laconférence de presse de KIIRAA, j’ai critiqué l’attitude politique de Monsieur Ousmane Sonko dans le contexte du désaccord relatif à la loi de finances rectificative 2026, entre autres. La déclaration incriminée comporte notamment cette formule : « Il faut arrêter Ousmane Sonko. » Je n’ai pas demandé son élimination physique, ordonné de porter atteinte à sa vie ou présenté un projet criminel. Le communiqué du PASTEF ne reproduit aucune déclaration explicite de cette nature. Il appartient donc à ses auteurs de produire les éléments matériels étayant leurs accusations et de démontrer que leur interprétation correspond au sens des propos tenus. La critique politique, même vigoureuse, ne saurait être automatiquement transformée en intention criminelle.

SONKO EST UNE POISON POUR LE SENEGAL

Le débat budgétaire ne doit pas disparaitre derrière la polémique

Le 23 octobre 2026, la Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a rejeté le projet de loi de finances rectificative 2026 ainsi que les amendements du Gouvernement. Cette décision, intervenue au stade de l’examen en commission, doit être distinguée de l’issue définitive de la procédure parlementaire. Le texte soumis à l’examen des députés prévoit notamment le renforcement des bourses de sécurité familiale, dont l’enveloppe passerait de 35 à 70 milliards de FCFA, ainsi que des ajustements destinés à répondre aux contraintes économiques et financières du pays. Les députés ont le droit de contester un projet de loi, mais les citoyens ont tout autant le droit d’interroger leurs décisions, leurs justifications et leurs conséquences. Ce débat ne saurait être soustrait à la contradiction démocratique par la seule invocation d’une menace contre un responsable politique.

Accuser sans preuve

En interpellant le Procureur de la République et en évoquant une atteinte à la sûreté de l’État, le Bureau politique national de PASTEF avance une qualification pénale particulièrement lourde. Je n’ai pas appelé les jeunes à venir éliminer Sonko comme il avait annoncé à l’endroit du  Président Macky Sall, le faire sortir  du Palais présidentiel et le trainer dans les rues de la Capitale comme Samuel Doe, encore moins placer tous les anciens Présidents du Sénégal sous peloton d’exécution. Les VAR sont encore là. 

Pour les faits, rien que les faits 

La séquence vidéo complète de la conférence de presse doit servir de référence pour apprécier mes propos tenus, leur contexte et leur portée. Il ne suffit pas d’affirmer qu’un appel à l’élimination physique a été lancé : encore faut-il établir qu’il l’a effectivement été.Faut-il le rappeler : le débat public sénégalais mérite des citations exactes, des preuves vérifiables et une discussion sérieuse sur les décisions qui engagent l’avenir du pays. On peut ainsi combattre une position politique, sans attribuer à son contradicteur des intentions que ses déclarations ne permettent pas, à elles seules, d’établir. Par ailleurs, au-delà de cette polémique, demeurent les questions essentielles auxquelles les Sénégalais attendent des réponses : le financement des politiques sociales, le règlement des engagements de l’État, la poursuite des investissements publics et les clarifications que les Sénégalais exigent sur l’utilisation des 37 milliards de l’ASER et des milliards du Fonds Jamm pour la Casamance. Aucune tentative de diversion ou de manipulation ne passera plus. Je ne laisserai plus à Monsieur Ousmane Sonkode continuer à prendre les enfants du pays comme des pions de jeux. C’est terminé d’autant plus qu’il s’est qu’il est fini politiquement au Sénégal. Trop c’est trop, le Sénégal mérite plus que cela.

Arona Coumba Ndofféne Diouf