MABOUBA DIAGNE, LA LETTRE CIRCULAIRE ET LES 2 MILLIARDS CITÉS PAR LA COUR DES COMPTES : Le collectif Rappel interpelle les autorités et le pôle judiciaire 

Le Collectif Rappel exprime sa vive préoccupation face au risque de voir le dossier relatif au matériel agricole, associé au nom de Mabouba Diagne, relégué au second plan, voire rangé dans les tiroirs, alors que des manquements administratifs majeurs sont signalés dans le rapport de la Cour des comptes.

Pour Nous, il est inacceptable que des questions aussi importantes portant sur la gestion des deniers publics restent sans clarification
En effet, pendant que l’actualité nationale est régulièrement marquée par l’évocation d’autres affaires. La transparence et la reddition des comptes ne peuvent être sélectives. Aucun dossier soulevant des interrogations sur l’utilisation de l’argent public ne doit être soustrait à l’examen des autorités compétentes.

Le Collectif attire particulièrement l’attention sur les éléments relatifs à la lettre circulaire et aux 2 milliards de FCFA évoqués dans ce dossier de subvention du matériel agricole . Il s’interroge notamment sur les conditions dans lesquelles les fonds destinés au matériel agricole ont été logés dans un compte bancaire plutôt que directement versés au Trésor public. Une telle situation qui appelle des explications précises sur le circuit financier, les procédures suivies et les responsabilités éventuelles.

Au-delà des montants en jeu, c’est le respect des règles de gestion des finances publiques qui est posé. Les observations de la Cour des comptes ne sauraient être considérées comme de simples formalités administratives. Elles doivent donner lieu à des vérifications approfondies et aux suites appropriées, dans le respect des procédures légales et des droits des personnes concernées.

Le Collectif interpelle solennellement les autorités compétentes ainsi que le pôle judiciaire chargé du traitement des dossiers économiques et financiers. Il leur demande de faire toute la lumière sur cette affaire, de préciser les suites réservées aux observations de la Cour des comptes et de garantir que ce dossier ne fasse l’objet d’aucun traitement de faveur ni d’aucun enterrement silencieux.

En conséquence, le Collectif exige que les autorités compétentes communiquent sur l’état d’avancement de ce dossier, que les responsabilités éventuelles soient établies et que les suites prévues par la loi soient engagées, le cas échéant.

Fait à Dakar, le 29 octobre 2026

Le Collectif Rappel