MAIRIE DE RUFISQUE : Mame Goor Diazaka décline ses ambitions.

Le président du mouvement Déclic de Rufisque, Mame Goor Diazaka, affiche ses ambitions pour l’avenir de la ville. Face à la presse, ce dimanche 8 novembre 2026, à son domicile, il a dressé un tableau préoccupant de la situation de Rufisque, dénonçant le manque d’investissements structurants, les problèmes d’assainissement, la dégradation des routes et les insuffisances dans la gouvernance municipale.

« Nous refusons de regarder notre ville sombrer dans l’immobilisme, le manque d’ambition et le déficit d’investissements structurants », a-t-il déclaré pour justifier sa prise de parole.

Pour le responsable politique, Rufisque dispose d’importantes potentialités humaines, économiques, sportives et culturelles, mais peine à les transformer en véritables opportunités de développement. Il a notamment pointé les difficultés de mobilité sur l’axe Bata-Dioutiba, l’absence de passerelles sécurisées, ainsi que la dégradation de certaines routes, notamment entre Talli Khar Mbaye Madiaga et Fass Noflay.

Il a également dénoncé les problèmes d’assainissement aux abords de l’hôpital Youssou Mbargane, où les eaux peuvent stagner pendant plusieurs mois durant l’hivernage. « Nous ne pouvons pas prétendre construire une ville moderne en laissant perdurer de telles situations », a-t-il martelé.

Autre préoccupation majeure : la valorisation du littoral. Mame Goor Diazaka estime que les six kilomètres de côte dont dispose Rufisque constituent un potentiel économique et touristique largement inexploité. Il regrette l’absence d’aménagements structurants et la présence de déchets sur certaines portions. « Notre littoral ne doit plus être une décharge à ciel ouvert. Il doit devenir une richesse collective, un espace de loisirs, un moteur de création d’emplois », a-t-il plaidé.

Sur la gouvernance municipale, le président de Déclic appelle à une meilleure orientation des ressources publiques vers les besoins prioritaires des populations. Il s’interroge notamment sur les dépenses consacrées aux PEMECAS et réclame une évaluation publique de leur pertinence, de leur coût et de leurs retombées.

« Chaque franc du contribuable doit être utilisé avec efficacité, transparence et dans l’intérêt général », a-t-il insisté, citant parmi les urgences l’éclairage public, la réhabilitation des routes, la reconstruction des écoles et l’assistance aux familles vulnérables.

Évoquant les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) 2026, il a également regretté la faible valorisation des talents sportifs et culturels de Rufisque, malgré la présence de clubs comme Teungueth FC et AJEL de Rufisque. Il plaide pour des infrastructures modernes, des centres culturels et davantage d’opportunités pour les jeunes et les artistes locaux. « Nos talents ne manquent pas. Ce sont les infrastructures, les opportunités et l’accompagnement qui font défaut », a-t-il souligné.

Au-delà de ces dénonciations, Mame Goor Diazaka a appelé à un renouvellement du leadership local, estimant que Rufisque souffre d’un déficit de dirigeants capables de défendre efficacement ses intérêts.

Déclinant sa vision pour la ville, il prône une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et la participation citoyenne, avec des investissements orientés vers le développement économique et social.

« Nous ne voulons pas d’une ville qui se contente de survivre au quotidien. Nous voulons une ville qui anticipe, qui planifie, qui investit et qui prépare son avenir », a-t-il affirmé.

Le président du mouvement Déclic a conclu son intervention par un appel à l’engagement collectif : « Rufisque attend encore de ses enfants. Nous avons décidé de répondre à cet appel. Il est temps de rendre à Rufisque son ambition, sa dignité et son rayonnement. », a-t-il conclu.