Malgré les investissements budgétaires massifs du gouvernement Senegalais, comparativement aux pays de la région ouest-africaine francophone, l’efficacité interne du cycle de Master est à questionner. C’est pourquoi le Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’innovation a commandité une étude réalisée par l’ANAQ-Sup portant sur l’efficacité interne du cycle Master dans les universités publiques Sénégalaises durant la période 2014-2021dont la cérémonie de restitution du rapport provisoire a lieu ce vendredi 12 décembre 2025. L’étude a montré, par exemple, qu’un (1) étudiant sur cinq (5) réussit à obtenir son Master au bout de 2,28 années en moyenne. Le taux de diplomation reste faible à l’échelle nationale, variant entre 11,24% (UNCHK) à 37,77%(UASZ), pour une moyenne de 23,42%. Également, l’étude a montré que les coûts unitaires de formation restent importants et variables selon les types de Masters et les universités. Le ministre Pr Daouda Ngom qui a présidé la rencontre estime que, «La soutenabilité et la qualité de nos offres en Master sont des priorités, si nous voulons que les formations,dans nos universités contribuent valablement au développement d’un capital humain ». Pr Daouda Ngom reste convaincu que s’appuyer sur une approche holistique et une démarche collective, pour analyser les facteurs limitant nos performances et mettre en place les réformes nécessaires afin que l’investissement que notre pays continue de consentir soit viable et soutenable, constitue une exigence.
Avec la réalisation de cette étude, selon le Mesri, «Les nouveaux contrats de performance et le recrutement important d’enseignants permettront, à court terme, d’améliorer l’accompagnement pédagogique des étudiants, en renforçant l’encadrement et en mettant en place des mécanismes de soutien ciblés ».Le MESRI veut aussi que l’étude soit poussée jusqu’en 2024/2025.