En installant le Conseil consultatif de l’Éducation, réunissant plusieurs anciens ministres du département, Moustapha Guirassy fait le choix de la continuité de l’État et de l’intelligence collective pour construire l’École sénégalaise de demain.
Ce mercredi 22 juillet 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé à l’installation officielle du Conseil consultatif de l’Éducation et présidé la première rencontre officielle de travail entre le Comité scientifique de la Refondation curriculaire et ce Conseil, composé notamment d’anciens ministres ayant exercé la responsabilité du département.
Cet organe a été créé par arrêté le 12 décembre 2024, l’une des toutes premières mesures prises par le ministre dès son arrivée à la tête du département. En procédant aujourd’hui à son installation, le Ministère donne corps à une volonté ancienne : inscrire la réforme de l’École dans la durée et dans la concertation.
Cette rencontre de haute portée institutionnelle a enregistré la présence de Serigne Mbaye Thiam, Mamadou Talla, Cheikh Oumar Hann, Moussa Baldé, Mamadou Ndoye, Kalidou Diallo et Ibrahima Sall. La cérémonie a également été honorée par la présence de l’ancien ministre de la Santé, Abdou Fall.
Par ailleurs, les anciens ministres André Sonko, Bécaye Diop et Kansoubaly Ndiaye, absents de la cérémonie, figurent eux aussi parmi les membres du Conseil consultatif de l’Éducation, tels que désignés par l’arrêté.
Au-delà de la diversité de leurs parcours et des périodes durant lesquelles ils ont servi l’État, ces anciens ministres ont répondu à une même exigence : mettre leur expérience, leur connaissance du système éducatif et les enseignements tirés des réformes antérieures au service de la construction de l’École sénégalaise de demain.
Le Conseil consultatif de l’Éducation a précisément pour vocation d’éclairer le Ministre à travers des avis, des conseils et des recommandations sur les grandes questions stratégiques du secteur, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques.
Cette première séance de travail marque la « séquence zéro » de la refondation curriculaire : le point de départ, le moment où l’on convoque la mémoire institutionnelle avant d’engager le chantier proprement dit. Elle a permis d’interroger avec lucidité les réformes passées, d’identifier les acquis à préserver, les insuffisances à corriger et les conditions indispensables à la réussite de la refondation curriculaire.
Cette séquence inaugurale ouvre la voie à un large cycle de concertation. Dans les prochaines étapes, le Comité scientifique de la Refondation curriculaire ira à la rencontre des syndicats d’enseignants, des hauts référents du système éducatif et des organisations de la société civile, afin que la refondation soit une œuvre partagée et non une décision imposée.
À travers cette démarche, le ministère de l’Éducation nationale fait le choix de l’écoute, de la continuité de l’État et de l’intelligence collective. Il ne s’agit pas d’effacer ce qui a été construit, mais de s’appuyer sur l’expérience accumulée pour aller plus loin, corriger les déséquilibres et concevoir des curricula davantage adaptés aux réalités, aux valeurs, aux ambitions et aux défis contemporains de notre pays.
Depuis de nombreuses années, les Sénégalais expriment une aspiration forte et légitime à une transformation profonde des programmes scolaires. Ils souhaitent une École qui ne se limite plus à transmettre des connaissances, mais qui prépare pleinement les apprenants à comprendre leur société, à maîtriser les sciences et les technologies, à s’ouvrir au monde tout en demeurant solidement enracinés dans leur histoire, leur culture et leurs valeurs.
En réunissant autour d’une même table les responsables d’hier et les acteurs de la transformation d’aujourd’hui, le Ministère pose un acte fort : l’avenir de l’École sénégalaise ne se construira ni dans l’oubli du passé ni dans l’improvisation, mais dans le dialogue entre les générations, la confrontation féconde des expériences et la mobilisation de toutes les intelligences nationales.