Les appels en faveur de la libération du député-maire d’Agnam, Farba Ngom, se multiplient. Dans une déclaration publique, le khalife de Bambilor a interpellé les autorités en plaidant non seulement pour la libération de l’élu, mais également pour celle de l’ensemble des personnes qu’il considère comme des détenus politiques.
Le guide religieux a insisté sur l’importance de préserver la cohésion sociale dans le contexte actuel du pays, estimant que la libération de certaines personnalités politiques détenues constituerait « un geste fort en faveur de l’apaisement et du dialogue national ». Son intervention s’inscrit dans une série de prises de position d’acteurs religieux et sociaux autour de cette affaire.
Farba Ngom, député et maire de la commune d’Agnam, fait l’objet de poursuites judiciaires dans plusieurs dossiers, dont récemment une affaire liée à la détention présumée de téléphones portables en milieu carcéral. Son cas, comme celui d’autres figures politiques détenues, continue de susciter débats et réactions au sein de l’opinion publique.
Parallèlement, le monde artistique s’est également exprimé sur le sujet. Le rappeur Khalifa et plusieurs artistes ont tenu un point de presse pour demander la libération du maire d’Agnam, estimant que l’élu « n’a pas sa place en prison » et appelant les autorités à réexaminer sa situation.
Cette mobilisation artistique intervient après la sortie d’un clip vidéo réalisé par Khalifa Rappeur en hommage à Farba Ngom, dans lequel l’artiste le qualifie de « détenu politique » et appelle à sa libération immédiate, évoquant notamment un état de santé qu’il juge préoccupant. Plusieurs artistes présents lors du point de presse ont également exprimé leur solidarité, appelant à une mobilisation citoyenne autour de cette cause.
Ces différentes prises de position, émanant de responsables religieux et d’acteurs culturels, contribuent à relancer le débat public autour du dossier Farba Ngom, dont l’évolution continue d’être suivie de près par l’opinion nationale.