CODE DE L’ENVIRONNEMENT : Le METE mobilise les acteurs pour une meilleure appropriation

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadj Abdourahmane Diouf, a présidé ce jeudi l’ouverture d’un atelier stratégique consacré à la vulgarisation de la loi n°2023-15 du 2 août 2023 portant Code de l’environnement. Réunissant des représentants de l’administration, du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers, cette rencontre vise à combler un déficit de compréhension du nouveau dispositif juridique, deux ans après son adoption. Ce qui entre dans le cadre d’assurer une application efficace, cohérente et harmonisée du Code sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre a rappelé que ce nouveau Code constitue une avancée majeure dans l’arsenal juridique du Sénégal. Il répond à l’évolution rapide des enjeux environnementaux, marqués notamment par la recrudescence des pollutions, la gestion complexe des déchets, les risques liés aux produits chimiques et les impacts des activités extractives.
« Un texte, aussi pertinent soit-il, ne peut produire pleinement ses effets que s’il est compris, approprié et correctement appliqué », a insisté le ministre.
Le nouveau Code introduit plusieurs innovations structurantes dont le renforcement des mécanismes de prévention et de gestion des pollutions, meilleure prise en compte des déchets et produits chimiques, encadrement accru des activités pétrolières, gazières et minières, création d’un fonds dédié à la protection de l’environnement et consolidation du dispositif d’évaluation environnementale.
Cette réforme s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays, notamment le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui ont fait de la protection de l’environnement une priorité nationale.
Depuis le premier Code de 1983, révisé en 2001, le Sénégal n’a cessé d’adapter son cadre légal aux exigences nationales et aux engagements internationaux. Mais face à l’intensification des pressions environnementales, une refonte s’imposait.
Pour Ndeye Coura Mbaye Diop, coordonnatrice du projet SENRM, « le Code de l’environnement n’est pas seulement un instrument juridique, mais le reflet d’une volonté collective de concilier croissance économique et équilibre écologique ».
Elle a insisté sur l’importance de la vulgarisation pour transformer les principes en actions concrètes sur le terrain, appelant à une sensibilisation accrue et à l’adoption de bonnes pratiques à tous les niveaux.
Même son de cloche du côté des partenaires techniques et financiers. Représentant la Banque mondiale, Arame Diop a salué une réforme « structurante » et « inclusive », tout en rappelant que l’efficacité du Code repose sur ses textes d’application.
Le ministre a ainsi appelé à une responsabilité partagée. « Le droit à un environnement sain est indissociable de notre devoir collectif de le protéger », a-t-il déclaré.

PMF