MINISTÈRE DE LA JUSTICE : Des actes justes !

Depuis l’arrivée de Me Moussa Sarr à la tête du ministère de la Justice, plusieurs initiatives traduisent une volonté d’imprimer une nouvelle dynamique au département. Célérité dans le traitement des dossiers, rationalisation de la détention provisoire, amélioration des conditions carcérales et dialogue avec les acteurs de la justice : les premières actions posées dessinent une approche davantage centrée sur l’efficacité et les droits des justiciables.

Nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le 1er juin 2026, Me Moussa Sarr est un avocat d’affaires et pénaliste disposant de plus de vingt-cinq ans d’expérience. Son arrivée au département de la Justice intervient dans un contexte où les attentes sont fortes autour de la réforme et de la modernisation du système judiciaire.

Des dossiers qui ne doivent plus traîner

L’une des préoccupations majeures demeure la célérité de la justice. Une procédure judiciaire qui s’éternise peut lourdement peser sur les justiciables, particulièrement lorsqu’elle concerne des personnes placées en détention provisoire. Sur ce terrain, Me Moussa Sarr a engagé une réflexion sur le traitement des affaires et le recours aux mandats de dépôt. Dans une circulaire datée du 10 juillet 2026, le Garde des Sceaux a demandé aux procureurs de rationaliser le recours aux mandats de dépôt et de veiller au traitement pénal approprié des affaires à caractère civil ou commercial. L’objectif affiché est notamment de réduire les détentions qui ne seraient pas nécessaires et de contribuer au désengorgement des établissements pénitentiaires. Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large d’améliorer l’efficacité de la chaîne judiciaire et de faire en sorte que les dossiers soient traités avec davantage de célérité.

Une justice davantage à l’écoute

Depuis sa prise de fonction, le ministre multiplie également les rencontres avec les différents acteurs du secteur. Huissiers de justice, organisations de défense des droits humains, société civile ou encore acteurs religieux : plusieurs délégations ont été reçues par le Garde des Sceaux. Ces échanges portent notamment sur l’efficacité de la justice, l’exécution des décisions, les conditions de détention, les droits humains et les réformes à engager. Cette démarche traduit une volonté affichée de faire du dialogue un outil de travail et de prendre en compte les préoccupations exprimées par les différents acteurs de la chaîne judiciaire.

Une justice qui agit sans pression

L’accès à une justice efficace et respectueuse des droits constitue également l’un des axes mis en avant par le ministère. Lors de ses échanges avec l’ONG 3D, Me Moussa Sarr a notamment insisté sur la nécessité de changer de paradigme et de prendre davantage en considération les attentes des citoyens. La question de la détention provisoire, de l’assistance judiciaire, du juge des libertés et de la détention et du respect des engagements internationaux a été abordée. L’enjeu est de renforcer une justice qui puisse exercer pleinement ses missions dans le respect du droit, des procédures et des garanties accordées aux justiciables.

Le sort des détenus au cœur de l’action

Le milieu carcéral constitue également un volet important de cette nouvelle dynamique. Le 3 août dernier, Me Moussa Sarr a effectué une visite inopinée, dans la soirée, à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss. Cette démarche a été saluée par Africajom Center, qui y a vu une volonté de constater directement les réalités vécues dans les établissements pénitentiaires. Les discussions ont notamment porté sur la surpopulation carcérale, la détention provisoire, la présomption d’innocence et les alternatives à l’emprisonnement, dont le bracelet électronique. Le ministère travaille également sur la rationalisation des mandats de dépôt, avec l’ambition affichée de réduire la pression sur les établissements pénitentiaires. Derrière ces mesures, c’est une question essentielle qui est posée : celle de la dignité des personnes privées de liberté. L’amélioration des conditions de détention, l’accès aux soins, l’hygiène, l’alimentation et la préparation à la réinsertion restent des enjeux majeurs de la politique pénitentiaire.

Des actes qui devront être évalués dans la durée

En quelques mois, plusieurs initiatives ont donc été engagées par le nouveau Garde des Sceaux. Elles touchent aussi bien au fonctionnement de la justice qu’au traitement des personnes placées sous main de justice. La réforme judiciaire reste toutefois un chantier de longue haleine. Les attentes sont nombreuses et les résultats devront être appréciés dans la durée.Mais une chose est déjà visible : avec Me Moussa Sarr, le ministère de la Justice entend mettre l’accent sur l’accès à la justice, l’efficacité des procédures, le dialogue avec les acteurs et la prise en compte des conditions de détention.