Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 20 mai 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a insisté sur deux préoccupations majeures : les dysfonctionnements de l’état civil et les difficultés d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs localités du pays, notamment à Touba.
Face à ces situations jugées préoccupantes, le chef de l’État a interpellé le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Bala Moussa Fofana, ainsi que le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, en leur demandant de prendre des mesures urgentes et concrètes.
Gestion de l’état civil : Diomaye exige un plan d’urgence
Partant du constat des nombreuses insuffisances dans la gouvernance de l’état civil, le président de la République a demandé au ministre en charge des Collectivités territoriales de présenter, avant la fin du mois de juin 2026, un Plan d’urgence de renforcement de la gestion de l’état civil. Ce programme devra prendre en compte toutes les échelles de responsabilité ainsi que l’ensemble des difficultés liées au système, avec des solutions adaptées et durables. Le chef de l’État a particulièrement insisté sur la nécessité d’améliorer le fonctionnement de l’Agence nationale de l’état civil ainsi que celui des différents centres d’état civil du pays. Le président a également mis l’accent sur l’accélération de la digitalisation intégrale de l’état civil, la fiabilité des documents administratifs et la sécurisation des registres et archives.
Dans cette dynamique, il a demandé l’organisation, avant la fin du mois d’août 2026, de concertations nationales destinées à renforcer la gouvernance et la crédibilité de l’état civil au Sénégal.
Approvisionnement en eau : Touba parmi les priorités
Abordant la question de l’accès à l’eau potable, le chef de l’État a rappelé que ce secteur demeure une priorité de la politique de développement économique et social du gouvernement. Il a ainsi relevé les difficultés persistantes d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs zones du pays, notamment à Touba, mais aussi à Kaffrine, Louga et Keur Massar. À cet effet, le président de la République a demandé au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de prendre, en relation avec la SONES, OFOR, SEN’EAU et les autres délégataires du service public de l’eau en milieu rural, toutes les mesures nécessaires afin d’améliorer significativement l’accès des populations à l’eau potable.