Tel un Messi envoyé par Dieu, le leader de Pastef-Les Patriotes ne cesse d’impressionner les Sénégalais, voire le monde entier, par des stratégies politiques savamment élaborées, qui aboutissent presque toujours à des résultats spectaculaires.
« Mu Selmi », comme le surnomment les patriotes et sympathisants, est passé, en moins de 72 heures, du statut de Premier ministre limogé à celui de président de l’Assemblée nationale, devenant ainsi la deuxième personnalité de l’État. Ousmane Sonko a bénéficié du soutien de El Malick Ndiaye, qui lui a littéralement déroulé le tapis rouge. Certains iront même jusqu’à dire que l’ancien président de l’Assemblée nationale lui a accordé ce que Bassirou Diomaye Faye ne lui avait pas offert.
Par ailleurs, après avoir affirmé que le parti Pastef n’avait pas été consulté dans la composition du nouveau gouvernement, Ousmane Sonko a posé ses conditions pour que sa formation politique y participe, plaçant ainsi Bassirou Diomaye Faye face à ses responsabilités.
Pour le leader de Pastef, deux options se présentent : soit le programme présenté aux Sénégalais est appliqué à la lettre, soit le parti refusera d’intégrer le gouvernement. Toute personnalité qui choisirait d’y participer à titre individuel devra alors en assumer pleinement les conséquences.
Ainsi, bien qu’il ne soit plus à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko, avec Pastef, semble vouloir imposer une forme de cohabitation politique ainsi que le respect des engagements pris devant le peuple sénégalais.
Reste désormais à savoir si certains patriotes accepteront de s’engager dans cette nouvelle aventure aux côtés du président Diomaye Faye, et surtout si ce dernier acceptera de céder. Une situation politique à suivre de très près.
Par Sadio FATY