CRISE À LASN HLM : Des licenciements au cœur d’une vive controverse

La vague de licenciements intervenue à la SN.HLM continue d’alimenter le débat. Évoquant un possible non-respect des procédures légales et une gestion des ressources humaines contestée,  dans un communiqué rendu public, la conseillère en communication interpelle le Conseil d’administration, le ministère de tutelle et l’Inspection du travail afin qu’ils procèdent aux vérifications nécessaires. Voici l’intégralité du communiqué.

Nous exprimons notre vive préoccupation face aux licenciements de plusieurs conseillers et anciens hauts responsables de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN.HLM), qui seraient intervenus sans qu’une justification juridique claire n’ait été rendue publique.

Selon les informations disponibles, le Directeur général, M. Pape Abdourahmane Dabo, aurait motivé ces décisions par un manque de ressources financières au sein de l’entreprise.

Ces femmes et ces hommes constituent un capital humain de grande valeur. Ils ont occupé des fonctions stratégiques et ont largement contribué au développement technique, commercial, juridique et administratif de la SN.HLM.

Si ces licenciements ont effectivement été prononcés sans le respect des procédures prévues par le Code du travail , ils soulèvent de sérieuses interrogations sur la protection légale des droits des travailleurs, la gouvernance de l’entreprise et le respect des principes d’une bonne administration.

Par ailleurs, l’argument d’un manque de moyens financiers semble difficile à concilier avec le recrutement simultané de nouveaux directeurs et d’assistantes. Cette apparente contradiction appelle des explications afin de garantir la transparence de la gestion.

À cela s’ajoutent, selon plusieurs informations relayées, de nombreux déplacements effectués en l’espace de trois mois en Belgique, à Dubaï et aux États-Unis, notamment durant la Coupe du monde. Il est également fait état de deux conseils d’administration tenus depuis son arrivée dans un hôtel à Saly Portudal. Ces éléments méritent d’être clarifiés au regard du contexte de restriction financière invoqué.

Nous relevons également avec préoccupation que la colonie de vacances prévue à partir du vendredi 24 juillet 2026 aurait coûté plusieurs dizaines de millions de francs CFA. Dans un contexte où des licenciements sont justifiés par un manque d’argent, cette dépense soulève des interrogations légitimes sur les priorités de gestion et l’utilisation des ressources de l’entreprise.

Une restructuration responsable ne peut se limiter à des départs décidés unilatéralement. Elle doit s’appuyer sur une démarche concertée, incluant un plan social lorsque celui-ci est requis, le dialogue avec les représentants des travailleurs, le respect des dispositions légales et l’étude de solutions de reclassement.

Nous appelons le Président du Conseil d’administration, le ministère de tutelle ainsi que l’Inspection du Travail à examiner avec diligence ces situations afin de s’assurer que les droits de toutes les parties concernées ont été pleinement respectés et que les décisions prises sont conformes à la législation en vigueur.

La SN.HLM est une institution d’intérêt public dont la stabilité repose également sur le respect de ses ressources humaines. Les agents qui ont consacré une partie importante de leur carrière au service de cette entreprise méritent considération, équité et justice.

La conseillère en communication