Dans le cadre de son concept « Waxtan ak sa gox », le président du mouvement Jaam ak Xéweul, Moussa Thiombane, a échangé avec l’ingénieur informaticien Birane Bayla Wane sur les risques liés à l’utilisation d’Internet. Mots de passe, fausses offres et données bancaires : le spécialiste a rappelé les réflexes à adopter pour limiter les risques.*
Les liens frauduleux, les faux services clients et les offres trop alléchantes figurent parmi les pièges auxquels les internautes peuvent être confrontés. Pour sensibiliser les populations à ces risques, Moussa Thiombane a consacré un échange avec l’ingénieur informaticien Birane Bayla Wane aux dangers du numérique et aux moyens de protéger ses données personnelles.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de « Waxtan ak sa gox », un concept porté par le président du mouvement Jaam ak Xéweul. L’initiative entend rapprocher les citoyens de spécialistes capables d’éclairer leurs préoccupations quotidiennes.
Au cours des échanges, M. Wane a insisté sur l’importance des habitudes de sécurité numérique. Il recommande notamment de modifier régulièrement ses mots de passe. Lorsqu’un mot de passe est compromis, il préconise de le changer immédiatement.
L’ingénieur a également mis en garde contre l’hameçonnage. Cette technique consiste à tromper les internautes à travers des messages ou des pages frauduleuses afin de leur soutirer des informations confidentielles. Les cybercriminels peuvent notamment exploiter des données personnelles déjà récupérées pour rendre leurs sollicitations plus crédibles.
E-mails, SMS et appels inattendus doivent donc inciter à la prudence, surtout lorsqu’ils invitent à cliquer sur un lien, à communiquer des informations sensibles ou à valider une opération financière.
« Dans la plupart des cas, ces liens redirigent vers de fausses pages conçues pour récupérer vos données ou votre argent », a averti Birane Bayla Wane.
Le spécialiste appelle aussi les usagers à la vigilance face aux personnes qui prétendent agir au nom d’un service client, notamment dans le secteur du transfert d’argent. Il recommande de privilégier les canaux officiels pour vérifier l’authenticité d’une demande et de ne pas communiquer d’informations confidentielles à un interlocuteur dont l’identité n’est pas établie.
Limiter les conséquences d’une fuite de données
La protection des informations personnelles passe également par une meilleure organisation de ses usages numériques. Birane Bayla Wane conseille de disposer de plusieurs adresses électroniques afin de séparer les activités et de réduire les conséquences d’une éventuelle compromission d’un compte.
Il invite, par ailleurs, les internautes à limiter les informations renseignées lors de leur inscription sur les sites Internet, en évitant de communiquer les données qui ne sont pas nécessaires.
L’enregistrement des coordonnées bancaires sur les plateformes de commerce en ligne appelle également à la prudence. Pour l’ingénieur, ressaisir ses informations lors d’un achat peut être préférable à leur conservation systématique sur un site.
« Mieux vaut perdre trente secondes que de voir ses informations bancaires compromises », a-t-il fait valoir.
Les promesses de cadeaux, autres pièges à éviter
Les jeux prétendument gratuits, les récompenses annoncées en ligne et les offres donnant accès à des contenus sans frais peuvent aussi servir d’appâts. Selon Birane Bayla Wane, certains de ces liens visent à collecter des données personnelles ou à prendre le contrôle de comptes.
Il recommande ainsi de vérifier la fiabilité des offres avant de cliquer et rappelle qu’il ne faut jamais transmettre ses mots de passe ou ses identifiants à un tiers. Une telle divulgation peut exposer les victimes à des fraudes, à l’usurpation d’identité ou à des tentatives de chantage.
Moussa Thiombane mise sur la proximité
Au-delà des conseils techniques, cette rencontre traduit la volonté affichée par Moussa Thiombane de faire de « Waxtan ak sa gox » un cadre d’échange autour des préoccupations des populations.
Pour le président de Jaam ak Xéweul, la gestion d’une collectivité ne saurait se limiter aux discours politiques. Elle suppose également de cerner les difficultés rencontrées par les citoyens et de rechercher des réponses concrètes.
« Le numérique est aujourd’hui indispensable, mais beaucoup de personnes ne maîtrisent pas encore suffisamment ses usages et ses dangers », a-t-il indiqué.
À travers ce concept, M. Thiombane entend rapprocher les citoyens des compétences susceptibles de les éclairer sur des sujets qui touchent à leur quotidien. La sensibilisation aux risques numériques s’inscrit ainsi dans cette démarche de proximité.
Anta Fofana Konaté(Correspondante)