Le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE), à travers la Direction des Aires Marines Communautaires Protégées (DAMCP), a officiellement enclenché le compte à rebours du sixième Congrès international sur les aires marines protégées (IMPAC 6), prévu en mars 2027 à Dakar. La cérémonie de lancement s’est tenue au sein de l’Aire Marine Protégée (AMP) de la Somone, un site emblématique de la conservation au Sénégal.
Placée sous le signe de l’initiative « One Year To Go », cette étape vise à fédérer l’ensemble des parties prenantes, accroître la visibilité de l’événement et impulser une dynamique nationale et internationale en vue de sa réussite.
Considéré comme l’un des plus grands rendez-vous mondiaux consacrés à la conservation marine, IMPAC 6 devrait réunir près de 3 000 participants issus d’au moins 50 pays. Chercheurs, décideurs, organisations internationales, ONG et représentants de communautés locales y partageront leurs expériences et stratégies pour une gestion durable des océans et des zones côtières.
Le ministre de l’Environnement, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre : « Au-delà d’un simple événement, ce congrès incarne une responsabilité collective face aux menaces qui pèsent sur nos océans », a-t-il déclaré.
Prévu du 22 au 27 mars 2027, ce congrès ambitionne de positionner le Sénégal comme un acteur incontournable de la gouvernance environnementale mondiale.
Le choix de la Somone pour ce lancement n’est pas anodin. Riche en biodiversité, cette aire marine protégée illustre les efforts du pays en matière de conservation et incarne un modèle de gestion intégrée conciliant protection des écosystèmes et développement local. Le maire de la commune, Saliou Diouf, a d’ailleurs salué cet engagement, rappelant que la transformation de la réserve naturelle en aire marine protégée communautaire traduit une volonté commune de préserver durablement les ressources.
IMPAC 6 intervient dans un contexte international marqué par des enjeux majeurs, notamment l’objectif de protéger 30 % des espaces marins d’ici 2030. Face à la surexploitation des ressources, à la dégradation des habitats et aux effets du changement climatique, les aires marines protégées s’imposent comme des leviers essentiels pour restaurer les écosystèmes et renforcer la résilience des populations.
Le congrès servira de plateforme d’échanges autour de thématiques clés telles que la gouvernance, le financement, la recherche scientifique, l’économie bleue et l’extension des réseaux d’aires marines protégées, y compris en haute mer et dans les zones transfrontalières.
À travers cet événement, le Sénégal entend également porter la voix de l’Afrique, en valorisant les approches régionales et en encourageant une participation accrue des pays du Sud.
Les communautés locales, fortement impliquées dans la gestion des aires marines protégées, joueront un rôle central dans les préparatifs. Des rencontres régionales sont prévues afin de renforcer leur implication et de mettre en lumière leurs expériences. Elles soulignent également l’importance de développer des alternatives économiques durables, telles que l’écotourisme ou des activités génératrices de revenus compatibles avec la préservation de l’environnement.
L’organisation d’IMPAC 6, combinée à celle des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, témoigne de l’ambition du Sénégal de s’imposer comme une destination de référence pour les grands événements internationaux.
La cérémonie de lancement a également été marquée par la signature d’un protocole d’accord avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), visant à mobiliser davantage les partenaires internationaux et à soutenir la participation des organisations du Sud.
En lançant officiellement ce compte à rebours, le METE affiche clairement son ambition : faire d’IMPAC 6 un tournant décisif pour la protection des océans et une vitrine du leadership environnemental du Sénégal à l’échelle mondiale.