Premièrement, parce qu’il joue la carte de la prudence en se réclamant toujours de Pastef, ce parti qu’il « a bâti de sa main », non pas parce qu’il ne veut pas le quitter, mais parce qu’il estime qu’il a un héritage que nul ne saurait occulter s’il venait à rompre avec Sonko.
Sous ce rapport, Diomaye chercherait à dépersonnaliser le débat autour de Sonko qui continue de tenir un discours paternaliste dans l’imaginaire des militants.
De ce fait, rompre avec Sonko de façon péremptoire, signifierait rompre avec le parti pour lequel, il s’est donné corps et âme et tout le mérite d’avoir sacrifié son temps, son énergie et surtout sa liberté.
C’est également donner à ses détracteurs, l’illusion de n’être mu que par le pouvoir et non par le « Projet ». C’est en quelque sorte, abandonner tout le travail; bref, tout ce pour quoi, il a été emprisonné, diabolisé et voué aux gémonies.
Ce serait un suicide politique sans précédent pour quelqu’un qui aspire à un deuxième mandat.
Deuxièmement, Diomaye a besoin de conquérir les militants de Pastef.
Pour cela, il faut qu’il réussisse d’abord à déconstruire tout le mythe qu’il y’a autour de Sonko. C’est pourquoi, il a besoin de gagner du temps pour y parvenir et faire preuve d’une très grande lucidité pour espérer gruger des militants dans l’électorat de Sonko voire même choper ses lieutenants les plus tenaces jusque dans son environnement immédiat.
En définitive, Bassirou Diomaye Faye a intérêt à aller pas à pas s’il veut affaiblir et casser la dynamique dans laquelle le parti Pastef est en train de se mouvoir et, saisir les opportunités qui s’offriront à lui, à l’ avenir car, bien que le parti Pastef semble solide, il demeure un géant aux pieds d’argile.
Pape El hadji NGOM
Coalition Diomaye President
Cadre Mimi 2024/ Kaolack