Dans un contexte marqué par des débats de plus en plus vifs sur la scène politique sénégalaise, la question d’une éventuelle candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies suscite controverses et prises de position tranchées.
Dans une déclaration au ton ferme, Ansoumana Sané s’en est pris à Maître Tine, Président du Conseil d’administration de la SOGEPA, qu’il qualifie de « diplomate improvisé pour la circonstance ». Il lui reproche notamment un manque de nuance dans son analyse, pourtant attendue d’un juriste et avocat.
Au cœur de la critique : une sortie de Maître Tine affirmant que la candidature de Macky Sall serait « nulle et de nul effet » en l’absence de soutien de l’État du Sénégal. Une position que Ansoumana Sané juge « péremptoire » et juridiquement infondée.
Selon lui, une telle affirmation traduit une « légèreté impardonnable », rappelant qu’une candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU n’est pas conditionnée par un soutien préalable et absolu du pays d’origine. Il souligne également que l’absence d’appui de l’Union africaine ne saurait, à elle seule, invalider une candidature.
Dans son argumentaire, Ansoumana Sané insiste sur la nécessité de faire preuve de mesure et de rigueur dans les prises de parole publiques, particulièrement sur des sujets relevant du droit international et des relations diplomatiques. Pour appuyer son propos, il cite Idrissa Seck, ancien Premier ministre, qui appelait à l’humilité intellectuelle :« Du haut des septième hauteurs, lorsque l’intellectuel trempe sa plume dans son encre pour transcrire sur son papier les conjectures de son esprit, son premier devoir est de se souvenir qu’il ne lui est donné que peu de sciences ».
Enfin, Ansoumana Sané renvoie également aux positions de Aïssata Tall Sall, tout en dénonçant une « surenchère partisane » qui, selon lui, atteint des proportions préoccupantes dans le débat public. Cette sortie relance ainsi les discussions autour des ambitions internationales prêtées à Macky Sall et met en lumière les tensions persistantes entre acteurs politiques et analystes sur les enjeux de diplomatie et de gouvernance.